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Dans les campagnes du monde : des luttes armées méconnues

dimanche 2 mars 2008, par COMAGUER

Le discours sur le terrorisme dont abusent tous les pouvoirs menacés, particulièrement depuis le 11 Septembre 2001, tend à étouffer et même à interdire par des législations de plus en plus attentatoires à la liberté d’expression toute information sur les peuples, organisations ou mouvements qui ont décidé de recourir à la lutte armée. L’interdit politique s’accompagne souvent, principalement dans les classes moyennes des pays riches, d’un interdit moral tendant à stigmatiser toute violence et mettant sur pied d’égalité la violence d’Etat et la violence insurrectionnelle ou révolutionnaire.

Or cette égalité est doublement inacceptable :

- quantitativement : les moyens mis en œuvre par la violence et le terrorisme d’Etat sont incommensurablement plus importants que ceux mis en œuvre par les opposants

- qualitativement : en effet, comme l’a justement exprimé Nelson Mandela, les conditions de la lutte des opprimés sont entièrement déterminées par l’oppresseur. Le passage à la lutte armée n’est évidemment pas l’expression d’une violence innée ou congénitale, mais une réponse à un étouffement politique de classes dirigeantes. Celles-ci n’hésitent pas devant l’assassinat de masse, présenté lui comme « légal » pour reprendre la qualification de Max Weber, pour qui l’Etat a le monopole de la violence « légale ».

Il existe aujourd’hui dans le monde de nombreux mouvements de guérilla qui luttent les armes à la main pour une transformation de la société d’oppression dans lesquelles ils vivent. Implantés principalement dans des pays du Sud ils sont largement méconnus dans les pays riches. Cette méconnaissance a sa source principale dans la protection accordée systématiquement par les gouvernements des pays centraux riches aux oppresseurs des pays périphériques qui servent localement leurs intérêts impériaux.

Ce petit document est une très modeste contribution à la lutte contre cette méconnaissance. Elle n’est pas exhaustive et ne prétend pas décerner des brevets de bonne ou mauvaise stratégie aux uns ou aux autres des acteurs qu’elle présente, mais elle a pour but, soit de rectifier une image fausse et caricaturale véhiculée par la propagande occidentale, soit de combler un vide à peu près total en particulier dans l’information en langue française. Ces luttes armées ne sont pas des luttes terroristes en ce sens qu’elles sont menées pour obtenir des transformations politiques et que les guérilleros/as ne sont pas des tueurs fous mais des opprimés poussés à bout par un pouvoir réactionnaire et brutal.

SOMMAIRE

- Colombie : FARC et ELN, deux luttes prolongées

- Inde : les Naxalistes en lutte depuis 1967

- Philippines : Nouvelle armée populaire

- Népal : le PCN ml une demi-victoire de la guérilla

Les exemples choisis ont ceci de commun qu’ils concernent des pays peu ou moyennement développés où la population rurale et la paysannerie sont majoritaires et où donc les questions de la propriété de la terre et de son exploitation sont centrales dans les rapports entre les classes sociales. La phase bourgeoise dans l’histoire des pays sous-développés est une phase inutile. Quand cette caste bourgeoise se sera anéantie, dévorée par ses propres contradictions, on s’apercevra qu’il ne s’est rien passé depuis l’indépendance, qu’il faut tout reprendre, qu’il faut repartir de zéro.

Franz Fanon Les damnés de la terre

Cette analyse de Franz Fanon n’a rien perdu de son acuité mais les dites castes bourgeoises ne s’anéantissent pas spontanément et le néo colonialisme dont FANON n’a pas connu tous les ravages, en retarde autant qu’il peut la chute. La guérilla apparaît alors comme une réponse à ce blocage mis en oeuvre par la bourgeoisie ou l’aristocratie locales mais inspiré et tenu à bout de bras par l’impérialisme.
COLOMBIE (45 millions d’habitants)

50 ANS DE GUERILLA

Bien qu’elle n’ait pas connu une véritable dictature militaire comme la plupart des pays latino-américains la Colombie a été dirigée par des gouvernements civils qui ont été parmi les plus brutaux du monde et la vie politique colombienne est depuis la deuxième guerre mondiale placée sous le signe de l’assassinat. L’assassinat fondateur, si l’on peut dire, a lieu en 1948. Supervisé par les Etats-Unis -le général Marshall, à l’époque Secrétaire d’Etat des Etats-Unis -est présent lui-même à Bogota, ce meurtre est destiné à empêcher l’arrivée au pouvoir d’un leader de gauche (non communiste) très populaire ELIECER GAITAN. L’oligarchie foncière au pouvoir, soutenue par les Etats-Unis, va s’opposer par le crime à toute transformation sociale. L’économie de la drogue y contribue puissamment. En effet, bien que seule une petite fraction de la rente « toxique » demeure dans le pays de production, son importance dans un revenu national faible par ailleurs suffit à alimenter une classe dirigeante parasitaire. Celle-ci n’a aucun besoin de promouvoir un projet de développement économique faisant sa place à l’agriculture et à l’industrie. Ses consommations ostentatoires et ses dépenses « sécuritaires » sont hors de proportion avec les revenus qu’elle pourrait tirer de tout autre activité économique. Là où sévit la « rente toxique » la catastrophe sociale est au rendez-vous. Paysannerie surexploitée, militants syndicaux et populaires assassinés, la démocratie politique qui existe formellement en Colombie entre les périodes d’état de siège est en pratique impraticable et stérile. Divers mouvements de lutte armée contre le pouvoir latifundiaire devenu narco-pouvoir ont donc surgi en Colombie.

Les plus importants sont aujourd’hui les FARC-EP (Forces armées révolutionnaires de Colombie – Armée populaire) et l’ELN (Armée de libération nationale). Créés à la même époque (1965), s’appuyant tous les deux sur les populations paysannes les plus exploitées mais avec des orientations idéologiques divergentes, les FARC proches du PC colombien, l’ELN d’inspiration plus guévariste, ils n’ont pu jusqu’à présent se regrouper dans un front uni. Ils ont cependant résisté à l’énorme appareil contre-révolutionnaire qui rassemble l’armée et les paramilitaires, ces derniers se chargeant des basses besognes criminelles que l’armée leur délègue.

Le Plan LASO et la naissance des FARC.

Extrait de la Conférence donnée par Alberto Pinzon Sanchez, anthropologue et médecin colombien, à l’occasion du Forum sur les Droits Humains le 9 décembre 2005 à Alicante, en Espagne.

En 1964 le contingent militaire colombien en Corée -le seul contingent latino-américain ayant participé à la guerre états-unienne en Corée- revient en Colombie et il est assimilé par le haut commandement militaire de l’armée colombienne. Les enseignements dont étaient porteurs ces officiers -appelés en Colombie « les Coréens »-, concernant les techniques et la doctrine de la guerre contre-insurrectionnelle en Corée, peuvent être appliqués en Colombie. En 1964 commence le plan dont le nom est entré dans l’histoire : Latin American Security Operation, ou Plan LASO, organisé, financé et géré à partir de l’ambassade des Etats-Unis à Bogotá. Ce plan consistait à exterminer une région paysanne pauvre et retirée, laquelle selon le délire des dirigeants libéraux et conservateurs était une république communiste indépendante. Ils mandatent 12 000 soldats colombiens, avec des conseillers états-uniens, et pour la première fois en Amérique du sud s’effectue une attaque aérotransportée avec des hélicoptères états-uniens. La petite zone relevant de la municipalité de Marquetalia, dans le département de Huila, habitée par 48 paysans et leurs familles, est bombardée.

Ces 48 paysans se cachent dans les montagnes et ils survivent. A partir de ce noyau, l’année suivante, en 1965, se constituent les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC). Selon les derniers chiffres donnés par le gouvernement colombien les guérilleros de cette organisation sont aujourd’hui près de 48 000 hommes et femmes, sans compter les miliciens et les autres contingents clandestins. 48 guérilleros qui après 40 ans de lutte armée et de résistance à l’extermination officielle se sont multipliés par mille. En 1964 il n’y avait pas de narcotrafic, le conflit colombien est très antérieur au narcotrafic. Le narcotrafic est un ajout qui survient postérieurement. Alors, le drapeau avec lequel on justifiait l’agression contre ces paysans c’était la lutte anticommuniste : sauver la démocratie occidentale et chrétienne en Colombie.
INDE (1,1 milliard d’habitants)

LES NAXALISTES

Indépendante depuis 1947, l’Inde n’a pas connu, à la différence de la Chine, de guerre de libération nationale ni de rupture révolutionnaire. Sa décolonisation accompagnée d’une partition sur une base religieuse favorisée par le colonisateur n’a donc pas bouleversé ses structures traditionnelles et sa stratification complexe en système de castes. Au départ du colonisateur le pouvoir a donc été occupé par des membres des classes et castes dirigeantes. Tout en constituant l’armature du parti du Congrès (celui de Nehru et de ses successeurs jusqu’à Mannohan Singh qui domine la vie politique) elles fournissent les cadres d’un parti communiste qui va assez souvent participer au pouvoir, soit central, soit dans certains états de la fédération, soit faire simplement partie de majorités parlementaires, c’est le cas aujourd’hui.

Parallèlement l’Inde , fondatrice du mouvement des Non Alignés, va en même temps se retrouver alliée de l’URSS à la fois par opposition aux Etats-Unis mais aussi par opposition constante à la Chine. Cette opposition se concrétisera par un soutien permanent de la Chine à l’ennemi pakistanais, débouchera en 1962 sur un bref conflit armé pour des questions de frontières qui ne sont toujours pas réglées et se renforcera lorsque interviendra la rupture sino-soviétique. Cet antagonisme se répercute dans le mouvement communiste indien et va le fracturer en plusieurs partis mais en deux camps bien délimités : un camp prosoviétique proche du pouvoir et qui défend un modèle de centralisation économique et de bureaucratie qu’il prend pour le socialisme, et un camp prochinois qui s’inspire du modèle maoïste de conquête du pouvoir par une guerre populaire prolongée installée dans les campagnes.

Les partis prochinois, il y en a plusieurs sur le vaste territoire d’une Inde fédérale, qu’ils s’appellent maoïstes ou marxistes-léninistes considèrent que, dans un pays où aujourd’hui encore la population rurale représente 70% de la population totale et où 40% de la population active est occupée dans l’agriculture avec en son sein une forte proportion d’ouvriers journaliers très pauvres, la transformation que la bourgeoisie urbaine n’organise pas doit passer par la lutte armée dans les campagnes. Cette lutte démarre en 1967 au Bengale occidental dans la province de Naxalbari qui va donner son nom aux maoïstes indiens : NAXALISTES. Elle se poursuit dans divers états de l’est du pays et va connaître une accélération lorsque l’Inde s’ouvrira à l’OMC et à la globalisation économique libérale. En effet, la suppression des barrières douanières va entraîner la croissance des importations de produits agricoles subventionnés par les Etats-Unis et l’Union Européenne et un appauvrissement accru des paysans indiens.

Le gouvernement indien tente bien de modifier le rapport de force international entre les agricultures subventionnées des pays riches et les agricultures des pays en développement, mais les effets de la nouvelle concurrence extérieure ont des effets immédiatement dévastateurs dans les campagnes indiennes. S’y ajoute une priorité à la création de zones d’accueil pour les usines délocalisées qui dépossède sans préavis et sans débat la paysannerie des meilleures terres et qui répand sur le monde rural les fumées et les déchets toxiques d’une industrie sans scrupules. Cette situation conduit à la multiplication des suicides de paysans endettés qui est aujourd’hui un phénomène de masse. La réponse des naxalistes est typiquement maoïste : « on ne supporte pas ce qui est insupportable » et la lutte armée s’impose comme juste expression de la révolte. L’objectif est de défendre les paysans, le droit à la terre, et d’imposer à une administration lointaine la création des services minimaux. Quand la seule réponse de l’administration est la répression, les naxalistes créent eux-mêmes des écoles, des dispensaires dans des zones qui deviennent ainsi des zones libérées.

Ce phénomène se développe aujourd’hui dans les états de l’est et du sud : Bengale, Orissa, Andra Pradesh, Tamil Nadu, Karnakata, Chhattisgarh, Kerala. La réponse gouvernementale est dictée par le choix des classes dirigeantes de l’intégration au monde capitaliste globalisé qui ne profite qu’à 200 millions d’indiens tout au plus (sur 1 milliard). Elle est donc strictement répressive et policière avec la création de groupes de contre-insurrection et la pression exercée sur les populations pauvres pour les détacher de la rébellion armée. Toutes les conditions d’une guerre coloniale sont en place mais cette guerre se déroule entre citoyens du même pays.

La grande écrivaine ARUNDATHI ROY a parfaitement rendu compte de cette situation dans une interview accordée en 2007 à un journal indien. Elle répond à une question qui lui est posée sur « la violence » car en Inde comme ailleurs on ne parle pas de guérilla révolutionnaire mais de « violence » ce qui permet de présenter la réaction à la brutalité de la classe dirigeante comme un trouble du comportement et elle lui déclare que l’Inde vit une véritable « guerre de sécession » les riches ayant déclaré la guerre aux pauvres.

PHILIPPINES (83 millions d’habitants):LA NOUVELLE ARMEE POPULAIRE

Arrachées au colonisateur espagnol par les Etats-Unis à l’issue d’une guerre longue et meurtrière, les Philippines sont passées d’un joug sous un autre et n’ont jamais connu de réelle indépendance. Les Etats-Unis y ont eu une présence militaire officielle sous forme de très importantes bases jusqu’en 1992 mais cette présence s’est en fait maintenue et au nom de la guerre contre le terrorisme elle est redevenue aussi massive qu’auparavant. L’archipel est donc dirigé depuis plus d’un siècle par une oligarchie terrienne soumise à Washington qui oscille entre autoritarisme et dictature et a été incapable d’entreprendre une politique de développement un tant soit peu autonome. Les Philippines sont devenues au premier chef un exportateur systématique de main-d’œuvre : femmes domestiques en Asie, au Moyen-Orient, aux Etats-Unis et au Canada, hommes marins sous tous les pavillons du monde ou ouvriers sur les chantiers des pays émergents. Pour ceux qui restent au pays, l’agriculture pourrait être une activité féconde si l’oligarchie n’avait pas choisi de vivre de la rente foncière et de la surexploitation du prolétariat agricole pour des produits d’exportation qui survit souvent grâce aux envois d’argent des travailleurs émigrés.

Ceci explique que la lutte armée pour renverser le régime soit partie des campagnes et s’y poursuive.

L’organisateur de cette politique est le parti communiste philippin (PCP). Le PCP a une histoire chaotique. Créé en 1930, interdit en 1932, réautorisé en 1937, réprimé par l’armée japonaise, il participe à la résistance contre l’envahisseur. En 1944, les Etats-Unis jusqu’alors tuteur lointain, mettent lourdement les pieds sur le sol philippin. En 1950 le PCP déclare la lutte armée contre l’impérialisme mais cette déclaration n’est pas suivie d’effet, le parti est faible et traversé de conflits internes. L’année 1968 est l’année de la refondation du PCP. Il passe aux actes, crée la NAP, déclenche la lutte contre la dictature de Marcos et adopte réellement une stratégie de type maoïste de guerre prolongée dans les campagnes devant permettre à partir de zones libérées d’encercler les villes et de renverser le pouvoir des latifundiaires. A l’époque la paysannerie regroupe 75% de la population active philippine.

Le PCP organise donc la Nouvelle Armée Populaire (NAP) qui, dans les campagnes, assure la défense d’une paysannerie maltraitée par le régime, saignée par les usuriers et trompée par une politique de distribution des terres. En réalité cette politique consiste à faire acheter certaines terres des grands propriétaires à des conditions ruineuses pour les paysans pauvres. Fondée en 1969, la NAP compte à ses débuts quelques dizaines d’hommes et de fusils. Aujourd’hui, malgré l’organisation par le pouvoir et l’appui technique et matériel des Etats-Unis d’unités militaires de contre-guérilla, elle regroupe plus de 10000 hommes armés organisés dans 60 fronts couvrant 12000 villages dans 63 provinces. Par ailleurs le PCP prend part dans des fronts larges à l’activité politique importante contre le régime qui existe dans les zones urbaines et se trouve être le cœur de l’opposition globale à une classe dirigeante incapable de réformes.

Ainsi, après le renversement du dictateur MARCOS, fut lancée en 1988 une réforme agraire (qui était d’ailleurs la 6° en 50 ans). En 1987 la Banque mondiale considérait que 57 % de la population rurale était incapable de satisfaire ses besoins élémentaires. Vingt ans plus tard le bilan est désastreux. Les terres ont été vendues aux « sans terres » à des conditions qui ont conduit le plus souvent à leur surendettement et à terme à leur revente aux latifundiaires et pour des surfaces qui correspondent à 10 % des objectifs annoncés. Sur 8,5 millions de « sans terres » recensés en 1988, seuls 1,9 sont devenus propriétaires au bout de 20 ans. Comme partout dans le monde du capitalisme mondialisé, les écarts de revenus se sont accrus pendant les quinze dernières années. A côté de la NAP il existe une petite guérilla islamiste cantonnée dans l’île de Jolo qui est la seule dont parle les médias occidentaux puisqu’elle rentre, elle, dans le schéma médiatique de la « guerre contre le terrorisme » et sert de prétexte à l’intense activité militaire des Etats-Unis dans l’archipel alors qu’elle ne constitue pas une menace réelle pour le pouvoir d’Etat.

NEPAL (27 millions d’habitants) : Chute du féodalisme

Le cas du Népal est différent des précédents en ce sens que ce qu’a eu à affronter la guérilla maoïste dans ce pays n’est pas une oligarchie foncière et un pouvoir bourgeois mais une monarchie théocratique maintenant la paysannerie népalaise dans le servage. Le régime évoluant, à pas comptés, vers une monarchie constitutionnelle, des partis politiques se créent et parmi eux un parti communiste. Celui-ci va éclater entre deux fractions : l’une se contente d’une activité parlementaire et l’autre considère qu’aucune transformation concrète de la condition paysanne – celle de la très grande majorité de la population - n’est possible sans passage à la lutte armée. Le parti communiste népalais marxiste-léniniste (PCN ml) lance la guérilla en 1994 et, malgré le soutien militaire permanent de l’Inde voisine à la monarchie, va contrôler progressivement 80% de la surface du pays, seule la capitale Katmandou restant réellement aux mains de la monarchie. En 2006 le PCN ml choisit de faire de la création de la république son premier objectif politique. Il accepte de déposer les armes et rentre dans un gouvernement de transition où il retrouve les partis légaux y compris l’autre PC. Aujourd’hui ce gouvernement a démis le monarque de tout pouvoir et une république provisoire est installée en attendant la prochaine élection d’une assemblée constituante.

Ce choix du PCP ml fait l’objet d’un débat très profond à l’intérieur des partis et groupes maoïstes et marxistes-léninistes qui existent un peu partout dans le monde. Deux positions s’affrontent : d’un côté ceux qui considèrent que le PCN ml a eu raison d’abandonner la lutte armée pour passer à la phase politique de la lutte en acceptant de s’inscrire dans une coalition de partis non révolutionnaires et de participer à un gouvernement d’union où il n’est pas dominant, de l’autre ceux qui pensent que ce faisant il a placé au second rang la transformation sociale de la société népalaise pour laquelle il a combattu et que les autres partis vont ralentir.

Dernière mise à jour : ( 18-05-2008 )

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