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Dossier OGM

vendredi 18 janvier 2013, par MARNDR

Dossier OGM Haïti
Ecrit 19 mai 2010, actualisé 29 mai 2011,reposte 7 janvier 2013
Qu’est qu’un OGM
L’entreprise Monsanto vient de donner á Haïti á travers l’ONG WINNER un lot 450 tonnes de mais mêlé de semences de légumes et de melon d’une valeur de 4 millions de dollars américains. L’opposition politique qualifie les semences d’OGM de poison, crie á la l’assassinat de la paysannerie du pays et demande au Président René Préval de démissionner. Les semences de mais contiendraient du Glyphosate .Qu’est ce qu’un OGM. Monsanto a-t-il envoyé des OGM, des semences conventionnelles ou des semences hybrides de mais en Haïti ? Quelles sont les avantages et les désavantages des OGM. Que dit le MARNDR ?Ou en est on arrivé ?
Qu’est-ce un OGM ?
Un OGM, , ci-devant organisme génétiquement modifié, est un organisme vivant dont la nature a été modifiée par l’apport d’un gène d’une espèce de famille, d’ordre ou de règne différent en vue d’augmenter sa performance dans le milieu. Cette performance peut être son haut rendement, sa précocité, sa résistance á certains fléaux, maladies, insectes , climat etc.
Deux exemples. Le manioc est une plante résistante á la sécheresse et il représente la culture de 80% des petits paysans des zone arides et semi arides. C’est la culture des pauvres. Au Mexique ou en Inde, une chenille dévorait toutes les feuilles des plantations de manioc et empêchait la culture du manioc. Les scientifiques avec un gène de la dite chenille (une espèce du règne animal) ont créé une nouvelle variété de manioc (autre espèce règne végétale ) d’ordre différent et la chenille depuis lors a cessé de détruire les feuilles de la nouvelle variété de Manioc.
Au Brésil, on rapporte que la grêle entraine chaque année la brulure des millions d’hectares de café. Les scientifiques sont allés au fonds des mers des pays tempérés , ont prélevé un gêne des poissons qui vivent dans les eaux glaciales et ont fabriqué une nouvelle variété de semences(OGM animal /vegetal) de café qui viennent á tolérer les hivers les plus rigoureux. La biotechnologie a permis de sauver des milliards de dollars pour les paysans. La biotechnologie est capable de produire aussi bien pour les pays riches que pour les pays pauvres
Un OGM est un produit naturel modifié. La modification une fois faite est irréversible. Un OGM a une période de vie économique courte. A chaque plantation il faut renouveler les semences. Certains de ces produits nécessitent l’utilisation d’un paquet technologique coûteux pour leur pleine productivité, entr’autres la disponibilité du crédit agricole pour pouvoir les renouveler , acheter sur le marché les intrants accompagnateurs et payer les soins et pratiques culturaux nécessaires au développement de leur performance économique. D’autres acceptent á 30-40% les conditions traditionnelles de culture. Le croisement d’une OGM avec les variétés locales de mais , par exemple, peut bouleverser totalement la donne traditionnelle du renouvellement des besoins en semence des petits producteurs ,et par voie de conséquence la sécurité alimentaire d’un pays pauvre, si elle est faite au hasard et laissée á la discrétion des grandes industries agroalimentaires , qui, sous couvert de dons humanitaires utilisent les périodes de bouleversement économique , pour distribuer leurs produits en veux tu en voila et gagner de nouveaux marchés .
. Selon l’International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications, ISAAA, une ONG internationale non gouvernementale, en 2005, il y a eu 8,5 millions d’agriculteurs á utiliser des OGM, dont 90 % dans des pays en développement.
Semences conventionnelles et semences hybrides
Par opposition aux semences OGM, il y a les semences conventionnelles et les semences hybrides. Les premières résultent d’une sélection poussée des meilleurs variétés d’une lignée pour en faire une semence de base . Les semences conventionnelles sont multipliées en semences de base puis transformées en semences commerciales pour les semailles par des professionnels spécialistes. Les semences commerciales , pendant quelques années, sont multipliées chez l’agriculteur en semences artisanales locales. Il y a aussi les semences locales traditionnelles achetées sur le marché qui sont á faible rendement et qui sont adaptées aux conditions rustiques de l’agriculture traditionnelle.
Les semences hybrides sont issues de croisement entre variétés de la même espèce recherchées pour leur vigueur, leur précocité , leurs hauts rendements ou pour leurs qualités culinaires.
Les semences hybrides ne sont pas recommandées pour la reproduction car les caractéristiques variétales de l’hybride ont la possibilité d’être divisées moitié- moitié et les variétés filles obtenues ne correspondent jamais á la semence hybride originale. AGROTECHNIQUE et la Darbouco S.A ont introduit des semences hybrides de mais et de plusieurs cultures maraichères qui nécessitent du crédit agricole pour les renouveler chaque année. AGROTECHNIQUE a introduit chaque année des pesticides de plus en plus forts á cause de la vulgarisation mal faite des doses á utiliser et des mauvaises méthodes de conservation á domicile par la paysannerie. Effectivement l’utilisation non contrôlée des pesticides a fait développer l’accoutumance chez certains insectes sur le plateau de Salagnac et est sur le point de menacer la culture des légumes sur le plateau. A long terme le plateau de Salagnac aura á faire face á des problèmes de semences et peut être les OGM auront la réponse á ce type de problème
Les OGM représenteraient une évolution de la semence hybride qui pousserait l’utilisation de la biotechnologie á un niveau très élevé pour conquérir des parts de plus en plus importantes de marché á l’ère du néo libéralisme compte tenu des besoins grandissants de nourriture de la population mondiale..Les OGM dans quelques dix années encore constitueront un marche de 50 milliards de dollars. Les grands pays industrialisés se positionnent déjà en vue d’assurer leur part de marché. Des compagnies spécialisées sont en train de constituer des banques de semences mondiales pour empêcher l’extinction des semences naturelles qui conditionnent la production alimentaire ou la pharmacopée des pays sous développés.
Variétés traditionnelles de semences utilisées en Haïti
Les espèces de semences cultivées en Haïti existent depuis des siècles .Elles ont évolué pour devenir des variétés .Une variété de mais « alizene » par exemple est un ensemble de plans de mais qui se distinguent des autres plans de l’espèce par certains caractères communs et qui après multiplication conservent leurs caractères distinctifs. Ces variétés sont devenues stables. Elles ont un très faible rendement á l’ha. Elles garantissent comme dans le cas d’Haïti la production agricole á hauteur de 25,9% du PIB. 25,9 %, c’est très petit mais rapportés au PIB 2008, ces 25,9% représentent 6.966 millions de dollars US. Autant dire que les semences traditionnelles de la paysannerie haïtienne représentent une source de stabilité économique pour la population et de stabilité politique pour les autorités politiques. Il n’est pas question pour le MARNDR de mettre cette production en danger sans étude préalable.
Lorsque les politiques publiques ont négligé pendant longtemps la production semencière et le crédit agricole dans un pays pauvre comme Haïti ,les compagnies agroalimentaires en quête de marché et appuyées par leurs chancelleries font au moment de certains événements des percées louverturiennes en termes de dons, d’aides humanitaires et se positionnent pour assurer l’avenir de leur part de marché. Il est aussi vrai, que la bataille locale entre firmes rivales pour l’obtention de cette part de marché, peut également jeter de la confusion á dessein et envenimer d’avantage les spéculations politiques á l’origine de telles ou telles actions de la coopération bilatérale.
Du point de vue historique le ministère de l’agriculture avait depuis 1974 une préoccupation pour l’organisation de la production de semences en Haïti. Des circonstances nées de certaines conjonctures politiques intérieures et extérieures post 1990, l’ont amené petit á petit á abandonner des politiques semencières autrefois positivement soutenues par la FAO et par l’IICA. Ce sont :
1958- Création SERA/USOM
1974-Création du SERA : Service d’expérimentation et de recherche agricole en vue d’expérimenter les différentes variétés de semences cultivées
1977-Création du SENASA pour promouvoir coordonner et réglementer la production et l’approvisionnement en semences au niveau national

1983-Création du CRDA pour réaliser des programmes de production de semences de base
1984 Création du CECOSAM pour assurer la commercialisation des semences
1985- Production par l’ODVA des semences de riz pour tout le pays.
Beaucoup de textes ont été écrits sur le plan semencier, mais ils n’ont pas ete transformés en loi ou décret qui légifère sur la question de semences .La plus récente tentative remonte en 1985, créant le CIPSAD, vite rapporté. Il est indiqué qu’á l’occasion de ce tintamarre sur les OGM, le MARNDR relance sa politique de production et de commercialisation des semences améliorées car comme on le verra plus loin, Haïti a des besoins énormes de semences améliorées

Besoins en semences

Superficies plantées et semences utilisées pour les céréales en Haïti
Plante
Superficie/has
Semences/ha
Besoins Semences totales
Mais
240.000
0.03TM
7.200 Tonnes
Millet
200.000
0.02
4.200
haricot
85.000
0.04
3.400
Riz
47.000
0.09ou 80 kilos
4.320
Source CRDA MARNDR 1978
D’après le tableau ci-dessus, on retiendra qu’il existe d’énormes besoins en semences qui ne sont pas près d’être comblés . Il est prouvé que de bonnes semences garantissent déjà 30% de réussite d’une plantation. Des travaux de recherche ont été conduits sur le riz, sur le mais, sur le haricot. On se rappelle les noms de quelques variétés de riz, comme Madan Gougousse, la Crête a Pierrot et aujourd’hui la TCS 10, pour remplacer la Crête á Pierrot détruite par la maladie de la Paille noire.
Des travaux de recherche et d’expérimentation ont été conduits sur le variétés de mais hybride appelées Chicken corn, Etau Amrillo, Cornelie, Pioneer.
Certaines variétés améliorées sont des hybrides , c’est-à-dire des variétés produites pour la plantation et non pour la reproduction des semences , parce que á la reproduction , les caractères désirés sont partagés moitié- moitié et il n’est pas garanti que le cultivateur obtienne á la replantation des semences les mêmes performances de la semence hybride originale.
Superficies plantées en tubercules et plantes á RYZOME
D’autres besoins en semences existent pour les plantes á tubercules . on estime que la banane et les plantes á tubercules couvrent environ 325.000 has dont 245.000 pour les tubercules et 80.000 has pour la banane.

Plante
Superficie /has
Rendement/ha
Semences /ha ?
Patate douce
97.000
400 livs/ha

manioc
120.000
800 livs

igname
37.000
1,8 t

Taros
13.000
2t

Mazoubelle
10.000
3,5

Pomme de terre
1500

Sources :Statistiques agricoles MARNDR 1979
Le pays a vachement besoin de semences de banane tolérantes á la maladie du Sigatoka noir. Le pays a besoin de variétés de patate résistantes au virus des plantes á tubercules. Le pays a besoin de semences de pomme de terre tolérantes á des maladies vasculaires. Le pays a besoin de semences d’igname résistantes á l’Anthracnose. Le pays a besoin de semences de mazoubelle resistantes á la maladie de pourriture des bourgeons terminaux.
Le MARNDR avait introduit la variété MC 40 pour le Manioc doux

Michel William est éleveur de porc agriculteur ,maraicher et agronome conversationniste de montagne.. Il a abandonné la culture de l’igname á cause de la maladie d’Anthracnose. Il a abandonné la culture du haricot á cause de la maladie du Mildiou. IL a abandonné l’élevage du cochon parce qu’il était impossible d’acheter des aliments sur le marché local. Il a laissé la culture de la banane parce qu’il n’a pas trouvé du crédit pour acheter les intrants , parce qu’il n’a pas trouvé de l’eau d’irrigation á gogo pour faire repousser rapidement les feuilles brûlées et parce qu’il ne pouvait pas trouver le crédit adéquat pour acheter les intrants recommandés dans la lutte contre le nématode, contre le charançon qui l’ont pris de vitesse dans la gestion de la maladie. Si aujourd’hui , le MARNDR annonce comme politique publique qu’il va entrer dans les OGM, pour la banane, la pomme de terre, l’igname, le mazoubelle , la patate , pour trouver une variété de mais tolérant á la sécheresse, capable de doubler ou tripler les
rendements en zones sub-humides non irriguées beaucoup d’haïtiens á l’égal de Michel William, se lanceraient á toute vitesse dans ces cultures et réintégreraient le métier d’agriculteur en montagne, á la condition SINE Qua NONE que la recherche , le crédit , la vulgarisation et le marché interne soient du paquet.
Concernant les OGM, il faudrait éviter de refaire en 2010 la même malsaine stigmatisation de 1986 á l’origine du cochon « grimel » dont le repeuplement véritable n’a pas survécu aux conditions d’élevage appliquées par le gouvernement haïtien á travers les politiques d’ajustement structurel. Incapables de dire la vérité, les politiciens se sont retranchés derrière les vocables totalitaristes de« kochon kreyol, kochon grimel, kochon Gascon –Chinwa » pour drainer l’électorat ignare et assauter le pouvoir, sans pouvoir relancer aujourd’hui encore le développement de l’élevage porcin. .Les OGM sont une technologie de pointe. Son application requiert des mesures d’accompagnement du gouvernement haïtien qu’il faille prendre..La bataille d’aujourd’hui tout en étant politique doit forcer le gouvernement et les autorités d’occupation á se conformer aux exigences de la culture des OGM ,s’ils en ont fait le choix, et de ne pas laisser ce genre d’initiatives aux ONG qui sont capables de faire entrer dans le pays des produits qui pourraient porter atteinte á l’agriculture nationale, comme elles se positionnent déjà pour canaliser les huit cent millions de dollars programmés pour le plan d’investissement agricole 2010-2012.
OGM et l’économie de marché
Depuis longtemps, nous vivons á l’heure du libéralisme économique accepté á contre cœur, parce qu’il nous a envahi notre marché interne. Ironiquement toutes les autorités d’occupation qui jouent avec la classe politique haïtienne proviennent de pays et d’institutions qui cultivent l’OGM chez eux et qui nous promettent les fonds de la reconstruction á titre humanitaire. L’OGM est une biotechnologie du néo libéralisme économique mise au point pour satisfaire la demande grandissante en semences de la population mondiale et faire augmenter la production agricole dans les conditions de son application. Les OGM sont des technologies avancées au même titre que la NTIC .La NTIC marche bien lorsque tout le monde peut l’utiliser au coût minimum des services .Lorsque le cout d’acquisition des machines de la NTIC est superbement élevé et que le coût des services est économiquement prohibitif á coté de la source d’énergie qui existe presque pas , le NTIC produit autant d’ effet létal sur la bourse de la classe moyenne que l’OGM produit sur la diversité biologique ou sur l’agriculture paysanne.

Moi, Michel William, bien que je sois un utilisateur quotidien de l’Internet, je suis contre la Nouvelle Technologie de l’Information et de la Communication parce que introduite sans cadre légal et sans apprentissage, les operateurs me font payer les yeux de la tète les services au grand mépris du gouvernement haïtien. Apres avoir été victime du cochon créole et de la NTIC, , je ne souhaiterais pas que la paysannerie haïtienne et moi devenons les prochaines victimes des OGM á partir de spéculations politiques politiquement correctes.
Quels sont les avantages et les désavantages de l’OGM
Les avantages de l’OGM sont les suivants
Les variétés OGM sont hautement productives en comparaison aux variétés locales.
Les variétés OGM s’achètent sur le marché si on n’a l’argent disponible
Les variétés OGM cultivées á grande échelle font augmenter la production agricole
Insérées dans une politique balancée de sécurité alimentaire elles font reculer le spectre de l’insécurité alimentaire
La technologie de l’OGM peut nous faire avoir des semences tolérantes á la sécheresse
Elles permettent aux producteurs d’augmenter leurs revenus . Introduites dans les conditions de libre concurrence et non dans les conditions d’oligopole comme c’est le cas de la téléphonie mobile , elle peut faire baisser les couts de services et éviter la décapitalisation progressive de la classe paysanne.
Les OGM permettent de compenser le déficit de la production de semences et peuvent être confinées dans des espaces sous contrôle de l’Etat et de la population bénéficiaire moyennant une éducation intensive des paysans et l’apport des mesures d’accompagnement dans toutes les aires de production
Les désavantages
Les OGM sont des produits biotechnologiques hautement performants qui ne peuvent pas être utilisés dans les conditions humanitaires pratiquées aujourd’hui en Haïti par les ONG et les organismes internationaux IICA ,FAO.
Elles peuvent croiser avec une variété locale et font perdre á cette dernière ses caractéristiques variétales.
Elles peuvent entrainer la pollution génique et rendre stériles les variétés locales stables
Elles influencent négativement la diversité biologique á l’origine depuis des millénaires des variétés traditionnelles qui garantissent la base de la population haïtienne .
Elles peuvent nuire á la pharmacopée locale en croisant nos anciennes variétés et en les faisant perdre certaines propriétés curatives en l’absence de la médecine humaine dans les zones de production
Considérant que les avantages des OGM l’emportent sur les désavantages dans le contexte de la sous production agricole chronique d’Haïti, il est recommandé au MARNDR d’avancer « tet fret » dans le dossier des OGM en cherchant á jouer au milieu de l’ensemble des acteurs le leadership que lui confère la loi organique du MARNDR en la circonstance.

Conclusion
Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 tout en étant le désastre le plus dévastateur qu’ Haïti ait connu á travers les âges reste á la fois des opportunités de décollage de l’économie haïtienne et des fenêtres ouvertes pour les multinationales de venir arrondir leur fortune. Le monde entier paniqué par l’horreur du drame a couru á notre secours avec l’argent de leurs ressortissants .Tous les pays donateurs ont profité du drame, qui pour écouler de bons produits ,qui pour écouler leurs marchandises en voie d’expiration ou sur le point de l’être ( des vaccins, des injections IM,IV, des pullules, des tentes de mauvaise qualité, des semences conventionnelles ,des œufs infestés du germe de la grippe aviaire, bref tous les containers de la poubelle internationale et de la contrebande, tous les containers de scories des ONG qui sous couvert de l’aide humanitaire viennent améliorer leurs propres conditions de vie).
Sous la pression des morts qui s’accumulaient á un rythme effroyable et de celle des estropiés qui ne songeaient qu’á la vie, il est humain de concevoir que certains impairs peuvent se produire quand á l’analyse et au contrôle de toutes les offres faites á Haïti et que dans la foulée des arrivages se glisseraient des OGM non désirées pour des raisons exclusivement liées au passé du MARNDR (PEPADEP/Repeuplement porcin).De bonne source nous apprenons que l’entreprise Monsanto a confirmé au MARNDR qu’elle produit la variété de mais sous les deux formes, la forme conventionnelle et la variété OGM pour les pays qui en désirent faire l’acquisition. Dans le cas d’Haïti, l’entreprise Monsanto a confirmé que c’est la semence hybride conventionnelle qui a été envoyée. Le gouvernement, a dit le ministre de l’agriculture, Joanas Gué , a pris « toutes les précautions avant d’accepter l’offre de la multinationale Mosanto de faire un don de 475 947 kg de semences de maïs hybride, ainsi que de 2067 kg de semences de légumes », lors d’une conférence de presse le 12 mai. Selon le ministre, » Haïti n’a pas la capacité de gérer les OGM. « Je ne peux pas autoriser l’introduction en Haïti de semences "Roundup ready" ou de toute autre variété transgénique ».Les hybrides proposés par la Monsanto, notamment le DK 003, le DK 5005 et le DK 1040 sont adaptés aux conditions tropicales et ne sont pas des semences transgéniques. « Haïti n’a pas la capacité de gérer les OGM. Pour pouvoir porter une meilleure surveillance sur les variétés animales et végétales qui rentrent dans le pays, c’est moi qui suis chargé de la signature pour toute introduction de ces produits sur le territoire haïtien », a-t-il renchéri.
Il a ajouté que pour redynamiser le secteur agricole, le ministère a lancé au cours de ces trois derniers mois une vaste campagne de production agricole sur plus de 65 000 hectares de terres avec des labourages aux tracteurs, des engrais, des pesticides et un encadrement agricole. Il promet le doublement de la production agricole dans les zones d’intervention , notamment dans la Plaine du Cul-de-sac, à l’Arcahaie, aux Gonaïves et à Kenscoff. »
Pour terminer il faudrait souligner á l’attention de tout le monde que les OGM ne sont pas plus indésirables que les ONG en Haïti, chacune dans sa sphère d’action .Les OGM peuvent faire du mal si introduites sous aucun contrôle et dans une absence de politique agricole, tandis que les ONG, enrobées qu’elles sont dans la farine de l’humanitaire et dans l’huile permanente de la MINUSTHA d’Occupation, représentent un danger permanent d’échec de la CIRH, incapables de re-imaginer Haïti après le 12 janvier 2010 selon l’esprit du président Bill Clinton.
michelwilliam1000 chez hotmail.com
Ecrit 19 mai 2010, actualisé 29 mai 2011
Références
- Production et commercialisation de semences ADIH janv 1982
- Bulletin agricole 10,34,35 ,oct déc. 84
- Gestion des centres de vulgarisation agricole MARNDR Gustave Menager Dec 1980
- Comment améliorer la Culture du Mais EDAPS/Haïti 13-580
- Programme de Production de Semences améliorées rapport de visites d’Inspection -Brunel Garçon 15 janvier 1985
- Projet de consolidation des structures de financement de commercialisation et de gestion des Coopératives Mars 1987 CNC
- L’amélioration du mais local par la méthode de la Reserve de semences SENASA
- Données de base pour une politique de développement des racines et tubercules
- Projet conjoint CRDA/PICV de production de semences commerciales 1988-1989 (20has
- Projet de Plan Semencier National MARNDR Fév. 1991
- Projet de politique semencière Alain Gestin MARNDR/FAO1991
- Quelques aspects de la situation semencière dans les districts et sous districts agricoles mars 1981 Service national de Semences améliorées SENASA
- La pollution génique des OGM Monsanto sur les variétés locales de mais mexicain a partir du round up, le mais OGM commercialise par MOSANTO ( Chapela 1978)
- Protocole de Cartagena sur la Prévention des Risques Biotechnologiques de la Convention sur la Diversité Biologique, sur les mouvements transfrontaliers des OGM
A Research Center on Biofuels and Sustainable Agriculture
- gael.pressoir chez chibas-bioenergy.org
- Monsanto Donates conventional seed corn
- Cours National sur la production de semences de haricot et de mais Dr Jean Fenel Felix Département de Phytotechnie FAMV
- Culture de l’Igname a Salagnac Bulletin agricole MARNDR Michel William 1982
- Culture de la Pomme de terre Salagnac Bulletin agricole MARNDR Michel William 1983
- La dure réalité de la reconstruction Haïtienne Michel William Haïti Impact avril 2010

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