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Engagements Violés

samedi 14 avril 2012, par Jacques Casimir (pasteur D’Amoulio)

En tant que Gardien de la mémoire, je porte le lourd fardeau de divulguer l’histoire, avec une autre vision et avec des preuves, des références historiques solides et vérifiables, gratuitement pour le bonheur du plus grand nombre. Les promesses non respectées de la France à Haïti au cours de l’histoire sont le lot de la naïveté haïtienne, qui continue d’attendre et d’espérer que les engagements seront respectés un jour.
Voici les faits
Quatre heures vingt minutes chrono. C’est le temps de cette visite éclair de Nicolas Sarkozy en Haïti, le 17 février 2010 "une ancienne colonie surexploitée," selon les termes mêmes de l’Elysée. Le chef de l’État a annoncé un plan d’aide de 270 millions d’euros sur deux ans (incluant l’annulation de la dette haïtienne de 56 millions d’euros. L’objectif de cette visite était de placer la France en bonne position aux yeux des Haïtiens lors de la valse des milliards de contrats qui va pleuvoir sur l’Île à l’approche de la conférence de New York du 31 mars, 2010 qui doit décider de sa reconstruction et d’éviter que le pays ne tombe totalement sous la coupe des États-Unis. Donc Haïti est toujours le jouet, une sorte de puching-ball dans la rivalité entre les grands pays de l’occident. Dans quel but ? Quels sont les enjeux ? Pour un pays dévasté, appauvri et soit disant sans aucune ressource : Est-ce de l’argent à faire sur son dos toujours plus égratigné quotidiennement ? Ce sont les grandes questions que nous devons nous poser.
Comment s’y prend-t-elle ? Les communiqués les uns plus prometteurs que les autres se mettent à pleuvoir, pour finir en de stériles gouttelettes non utiles pour désaltérer la soif d’évasion de l’homme haïtien très mal pris après ce terrible évènement.
Communiqué du 2 juin 2010 : Le ministère de l’immigration se mobilise en liaison étroite avec celui des affaires étrangères de France, pour répondre à la situation humanitaire en Haïti et faciliter l’aide aux victimes du séisme notamment en matière de regroupement familial et de délivrance de visa
VOIR Les orientations de la politique de l’immigration - REF Cinquième rapport établi en application de l’article L. 111-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile La loi n°2011-672 du 16 juin 2011 relative à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité.
Ironie de l’histoire ou manoeuvre volontaire. La France à modifié la loi pour la rendre plus restrictive. Par cette dernière, Haïti sera roulée une nouvelle fois. REF La loi n° 2010-1563 en date du 16 décembre 2010. Quelques visas ont été péniblement accordés de juin à décembre 2010, pour s’assurer que la loi entre en vigueur et fermer définitivement la porte à ces victimes du séisme du 12 janvier 2010 .Si vous rêvez encore de visa pour la France en tant que sinistrés, réveillez-vous. Vous ne l’aurez jamais. Encore un autre engagement non respecté
Combien d’entre-nous savent aujourd’hui que c’est la délégation Haïtienne à la conférence de San Francisco le 25 avril 1945 qui, entraîna les votes latinos américaines contre l’hostilité anglo-saxonne, et a imposé le français comme deuxième langue de travail des Nations Unies. Pour ce geste, « La France vous doit une reconnaissance éternelle », lança alors Georges Bidault, président de la délégation française au ministre des affaires étrangères haïtien, Gérad Lescot. « Vous serez fait Grand officier de la légion d’honneur », ajouta-t’il. Malheureusement, ces paroles, bien sûr, se perdirent encore une fois dans la brume. REF : Propositions sur les relations franco-haïtiennes ; Ministère des affaires étrangères Editeurministre des affaires étrangères France Document 04400005—REF Registre des Nations Unies Conférence sur les organisations internationales Document-47026-----REF:Conférence des nations sur l’Organisation internationale ,San francisco volumes I à XX,1945-1954
En 1902 Le Président Cincinnatus Lecomte voulait électrifier la ville de Jacmel. Il a fait appel au service du français Louis Aboilard pour exécuter les travaux mais ce dernier ne respectant pas le contrat en vendant du matériel usagé à Haïti. Le gouvernement d’Haïti annula le contrat pour défaut d’approbation législative. En vertu d’une convention conclue, en date du 15 juin 1904, entre la France et Haïti, une Commission arbitrale se chargea de se prononcer sur la question de la validité de ces contrats, de décider si et dans quelle mesure ces contrats ont engagé la responsabilité du gouvernement d’Haïti et d’apprécier, s’il y a lieu, le préjudice causé à Louis Aboilard. Entretemps, le tribunal arbitral de Paris publia les documents diplomatiques d’Haïti en rapport à ce litige, en violation de l’article 24 de loi des Missions étrangères, qui stipule ce qui suit : Les Archives et documents de la mission diplomatique d’un pays sont inviolables à tout moment et en quelque lieu qu’ils se trouvent.
En devenant juge et parti le tribunal d’arbitrage de Paris dans un jugement du 26 juillet 1905 condamne Haïti à payer $310.000 à Louis Aboilard et ses associés ce qui était une somme considérable à cette époque. Le président Nord Alexis refusa catégoriquement de payer un seul centime et déclara : « Si nous ne mettons pas dehors définitivement les français en coupant tout lien avec eux, le malheur d’Haïti sera perpétuel » .Avait-il raison ? ---REF receuil des sentences arbitrales ,Affaire Aboilard (france Haiti) 26juillet 1905 Volume 5 XI pp 71-82----REF Auteur De Clercq Titre Receuil des traités de la france t 23,1905-1906 p.211(texte françcais de la sentence)----REF Journal officiel de la république française 1 janvier 1905 (texte français du compromis No208, 1905)
Le président Pierre Nord Alexis était après Dessalines le président le plus détesté par les pays coloniaux. Il a aidé L’empereur Ménélik II à vaincre l’Italie en Éthiopie contre l’avis des USA (voir ma chronique le père du panafricanisme) ll a refusé de payer la dette de l’indépendance. Il a refusé l’accès et le monopole des douanes aux américains et a enlevé l’immunité de tout citoyen étranger commettant des crimes en Haïti. Il voulait faire enchâsser dans la constitution Haïtienne le droit à un passeport Haïtien et la nationalité haïtienne à tout citoyen africain sur le territoire d’Haiti faisant la demande. Les pays occidentaux ont complotés pour le renverser. Ensuite, ils ont forcé Antoine Simon à payer. Voilà encore une autre violation de toutes les règles par la France
Lors de la conférence de Berlin de 1885, après trois mois et demi et seulement huit réunions, dans l’acte général « au nom du Dieu tout -puissant », les signataires des puissances européennes, de l’Empire ottoman, des États-Unis se disent préoccupés par des moyens d’accroître le bien-être moral et matériel des populations indigènes. Pendant ce temps, ces mêmes signataires ont signé, le 23 février 1885, l’acte de la conférence sur le partage de l’Afrique. La France de complicité avec les autres pays coloniaux, exigea le retrait de la vente du café d’Haïti à l’Allemagne et à d’autres pays d’Europe, tout en s’arrogeant le droit, en violation avec le traité de 1826 signé par Boyer, faisant perdre à Haïti ses différents marchés d’exportations pour obtenir et s’accaparer le monopole du commerce des produits haïtiens et une baisse du prix du café dans tout le pays. Engagements Violés REF Auteur Jacques Morel Titre le calendrier des crimes de la France outre-mer REF:Auteur Gilbert Comte, Titre L’empire triomphant, Denoel, 1988, ; REF : AuteurHenri Wesseling, Titre Le partage de l’Afrique (1880-1914,)
En 1825, la France impose à Haïti de payer à prix d’or sa nouvelle indépendance. L’économie de l’île sera à bout de souffle durant cent vingt-cinq ans pour honorer son contrat. Le remboursement de la Dette de l’Indépendance que la France a extorquée illégalement à Haïti, plus de $21 milliards de dollars U.S. actuels, fut un boulet très lourd à traîner. Un premier emprunt de 30 millions, remboursable en vingt-cinq ans, est ainsi souscrit sur la place de Paris, au taux de 6 % l’an. Après déduction des frais et primes, l’Etat haïtien n’en perçoit que 24 millions auxquels il fallait ajouter 6 autres millions de ses fonds propres pour honorer la première traite. Il se met ainsi en place un jeu financier complexe
le 12 février 1838, le traité fut modifié unilatéralement et le solde de la dette d’Haïti envers la France passa à 60 millions payables sur 30 ans. Pour payer sa dette et rester libre, Haïti plomba son économie sous la pression active des milieux financiers français. De l’avis des historiens, le paiement de cette « double dette », sans en être la seule cause, aura pesé très lourd sur la situation catastrophique du pays. Un engagement violé REF : Auteur François Blanpain Titre« Un siècle de relations financières entre Haïti et la France (1825-1922) » l’Harmattan, 2001—REF:Auteur Jean Françcois brière Titre « Haïti et la France : 1804-1848, le rêve brisé »Karthala 2008---REF : source Journal Le Figaro publication du 25 mars 2010 à 00H00
Les journaux d’Haiti du 18 avril 1847 annoncent que le ministre des finances Détré, à été remplacé par le ministre de la guerre Dupuy, dont le portefeuille a été donné au général Paul. La retraite de Détré, dont on ignore les vrais motifs, a vivement contrarié l’opinion publique, qui voyait en lui le plus zélé champion des principes libéraux et de la gestion financière. On a craint que ce ne fût le premier pas d’une fâcheuse réaction. Cependant, le président Faustin Soulouque paraissait toujours animé des intentions les plus loyales, et il s’efforçait notamment de résoudre la difficile question de la dette française REF Journal de la Haye numéro 134 -18ieme année parution Dimanche 6 juin 1847 BUREAU DE LA RÉDACTION A La Haye 47 Nieumslrat, Prinseyracht, Noordzijde Pays Bas (Holland). Plus tard on a su ce que les historiens n’avaient jamais rapporté, à savoir : cette démission était due à une manoeuvre française destinée à saisir les finances d’Haïti en vue de forcer cette dernière à payer parce que Soulouque n’a jamais accepté la modification unilatérale du 12 février 1838. Les banques françaises ont imposé le contrôle de finances haïtiennes par la convention de 1847 Encore un autre engagement violé
Après le séisme, la promesse française de reconstruire le palais national tel qu’il était, demeure un leurre. Avec la preuve des engagements non tenus au cours de l’histoire et si la tendance se maintient, mon arrière-arrière petit fils ne verra pas la construction de ce palais par la France. A moins que la succession des faits historiques ne sût mentir, les ententes non respectées de la France sont devenues les armes de punition massive contre Haiti, et les faits sont là
Avec ces preuves historiques vérifiables que je vous ai apportées, Dessalines avait-il raison de dire que « la parole française, toujours, est sujette à caution ». Ce sera à vous et à l’histoire d’en juger, car, Haïti souffre à cet égard d’un déficit de mémoire pour tomber encore une fois sous le charme de ces maître-chanteurs, rompus dans l’art d’endormir le monde. Amen
Il n’y pas de futur sans passé et le présent est l’espace trop court entre les deux Amen
Amen Amen Jacques Casimir(Pasteur D’amoulio)
majac14 chez hotmail.com
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