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Souveraineté Nationale

mardi 22 avril 2008, par Letitiah Sept

Le plus grand accomplissement de la Révolution Cubaine n’a été ni la Révolution Sociale, ni la Révolution économique qui d’ailleurs, reste à accomplir. Le plus grand acquis de la Révolution Cubaine fut le Recouvrement de la Souveraineté Nationale.

Reconquete de leur Souverainete nationale : telles furent les demarches derriere les guerres d’independance chinoise, revolutionaire americane, coreene, vietnamiene et haitienne... Lorsque le controle de la destine de soi appartient a quelqu’un d’autre, il vous force a travailler dans ses propres interets et non selon les votres. La Question de la Souverainete Nationale de la Republique d’Haiti est Incontournable dans le Contexte de la Lutte qui se Deroule Actuellement. Haïti a subi une érosion de sa Souveraineté Nationale qui commença bien au 19ième pour devenir une maladie chronique et dégénérant au cours de cette première décade du 21ième siècle. Il est surprenant de remarquer combien la transition du 19ième au 20ième siècle haïtien est similaire à celle du 20ième au 21ième siècle : pression démographique de l’intérieur, changement global de l’extérieur. Haïti fut incapable de faire le passage d’une société pastorale à une économie préindustrielle.

La poussée venait du haut et du bas afin d’opérer les changements politiques nécessaires a cette transformation socio-économique. Car la mode de production féodale ne permettait plus à Haïti de maintenir sa population. De Salomon, Boyer Bazelais à Anténor Firmin, des changements bénéfiques pour l’Haïti d’aujourd’hui auraient pu prendre place, cependant, il a fallu les intérêts étrangers en Haïti pour influencer l’issu de ces batailles pour le changement et faire revenir Haïti a la case de départ. La mainmise de Nord Alexis et des intérêts féodaux qu’il représentait ne dura pas longtemps. Les luttes reprirent de plus belles. Cette fois-ci, l’issu a été dictée par l’invasion américaine de 1915. A partir de ce moment, Haïti devient un pays ou la souveraineté nationale était plutôt synonyme d’enclavement géographique. Qui pis es, l’occupant a pu créer une superstructure de contrôle allant de la manipulation de la question de couleur à la création de ce qui devint plus tard la coriace Armée d’Haïti. Les Machines Socio-économiques tels qu’Haïti sont contrôlées par deux systèmes :

1. Un système de contrôle local assuré par le gouvernement national et les élites intellectuelles et financières locales vassales supplémentés par des Organisations Non Gouvernementale.

2. Un Système Télécommandé qui est produit, organise et relaie les instructions au Système Local. La Structure du Système de Contrôle de cette machine est hautement hiérarchisée. Le système Par Télécommande comprend une superstructure élaborée matérialisé par les média, la culture, les slogans, sorte de paquets étiquetés dont les contenus sont laissés vides, tels que droit de l’homme, libéralisation, les bailleurs de fonds, fondamentalisme religieux, la mode, les services secrets, les ONG, les groupes de pression, les déclarations d’ingérence globale, la guerre contre la drogue et le terrorisme, etc.… Ce Système par Télécommande peut-être invisible, bien abritée et protégée. De nos jours, elle s’exprime sous la forme de « Rule of Law », « Governance », « Nation Building », Zone Economiques, etc.… autant de grands mots qui font les charmes des bluffeurs qui les véhiculent et des imbéciles qui les avalent. Le système local est plus visible et exposés aux éléments car ses composantes se trouvent sur le terrain Le rôle du Système de Control Locale est d’assurer que les instructions venu du système Télécommandés soient reçues et exécutées de la meilleure façon que possible. Elle se présente sous la forme d’un Parlement qui fonctionne comme une agrégation d’ONG internationales, de groupes de pression locales, tous financés par des entités étrangères du genre USAID, des associations patronales dont les intérêts sont en lit avec les intérêts étrangers, un exécutif qui réagit sous la pression des bailleurs de fonds et des gouvernements étrangers, des partis politiques contrôlés par des intérêts étrangers dans leur mode financement et de formation de leur cadres, etc.…

Le rôle de ce système de contrôle global est d’assurer que la Machine Socio-économique qui s’appelle Haïti travaille, pour satisfaire les Intérêts tactiques et stratégiques de ceux qui contrôlent la machine. Aujourd’hui, ce sont principalement les Américains blancs et leurs alliés, Européens ou autres. Les émeutes des jours passés, (baptisés d’ « émeutes de la Faim ») entrent dans le cadre d’un ensemble de conditions qui ont existé bien avant l’Indépendance du pays. Ces conditions sont constamment ré-ingéniés, recrées, réinventées par les conquérant du moment. Dans un exercice de masturbation historique, les enfants d’Haïti se plaisent à parodier qu’Haïti est la « Perle des Antilles ». La vérité est que la République d’Haïti, né en 1804, n’a jamais été la Perle des Antilles. La colonie française de St Domingue est celle qui a été baptisée de Perle des Antilles par les Français de la Métropole. Ils l’appelèrent ainsi parce que St Domingue rapportait à la France la majeure partie de sa richesse. En ce temps là, en tant que colonie, le concept de souveraineté nationale n’existait même pas pour cette terre. « Tout par et pour la Métropole. » En 1801, Toussaint Louverture tenta d’assurer une certaine souveraineté à la colonie de St Domingue. Il proposa de généreux avantages aux français résidant à l’intérieur et à l’extérieur de St Domingue. Il leur permit de récupérer leurs habitations.

Il leur offrit la force de courage des noirs de St Domingue, moyennant un salaire. Sa seule demande fut d’offrir à cette colonie française un certain niveau de souveraineté. La réponse des Français fut l’expédition de 1802, l’invasion du territoire, la déportation vers la France et l’assassinat subséquente de Toussaint Louverture, et le plan secret de revenir à l’option zéro du rétablissement de l’esclavage ! L’appel à la Souveraineté Nationale devint encore plus pressant lorsque les noirs de St Domingue réalisèrent que seule l’obtention du contrôle de leur destinée peut leur sauver des chaines de l’esclavage. Esclavage : une perspective terrifiante pour des gens noirs perdus dans un océan blanc esclavagiste. La guerre de l’indépendance devint alors une nécessité incontournable et fut une entreprise toute meurtrière. Des gens comme les anciens libres qui pourraient penser s’accommoder dans le statu colonial préférèrent la guerre de conquête totale de la souveraineté Nationale a la perspective du rétablissement de l’esclavage.

En 1804, l’Acte de l’Indépendance d’Haïti consacra cette souveraineté nationale. L’Haïti de 1804 fut un pays ravagé par une guerre exterminatrice ou les armées de Napoléon préféraient tout détruire plutôt que de négocier avec nos ancêtres, les anciens esclaves. Durant la période allant de 1804 jusqu’à 1915, le défi perpétuel d’Haïti fut le maintien de cette Souveraineté Nationale. Nous fumes rançonnés, menacées de destruction par le feu, ignorées, stigmatisée, mis en quarantaine, pillées par les grandes puissances de l’époque : Dette de l’Indépendance, les affaires Pelletier, Van Bokkelen, Almena, affaire Rubalcava, capitaine Batch Affaires Luders, multiples réclamations monétaires comme celles qui ont commencé à faire surface après les dernières émeutes… Haïti a été saignée a blanc de l’argent qu’il ne possédait même pas : Après les événements du 22 au 23 Septembre 1883, les caisses haïtiennes payèrent $ 7.850 aux espagnols, $ 3.050 aux belges, $ 1.660,75 aux danois, $ 413.339, 50 aux français, $ 87.400 aux anglais, 77.350 aux allemands. (Source : Yves L Auguste, Haïti et les Etats-Unis). Quant aux Américains, voilà une liste de l’argent qui leur fut payé : 5.551,50 + 720 + 2241 + 1.175 + 93.167. (Source : Idem) Les économistes peuvent convertir ces sommes en valeurs actuelles, prenant compte, non seulement des taux courants, mais aussi, l’indice du développement industriel, économique et social. Notre souveraineté nationale fut une passoire ou tous les aventuriers cherchaient à faire passer toute sorte d’extorsion criminelle appuyée par les juges et les canons de leurs pays plus forts ! Autant de brèches épisodiques à notre Souveraineté en tant que Nation ! En 1915, l’Américain décida qu’il avait assez de force pour s’accaparer de tout le gâteau national. Notre Souveraineté Nationale nous fut complètement enlevée, cette fois-ci, par une force d’invasion.

Nos ressources naturelles devinrent des propriétés Américaines ; nos arbres fruitiers furent abattus, notre force de travail, détournée afin de faire place aux cultures stratégiques du sisal, de la figue-banane, de l’hévéa, de la canne-à-sucre, etc.… Un certain contrôle des denrées de subsistance fut laissée a la population, tout comme les français de l’époque coloniale avait laissé les petits jardins appelées « places-à-vivres » aux esclaves noirs de l’époque ; simple méthode de laisser la reproduction quotidienne de l’esclave à sa propre responsabilité . Si les américains nous avaient laissés avec les cultures de subsistance et la production du riz, c’est tout simplement parce qu’un financier américain n’avait pas encore établi un moyen pour réaliser de l’argent en nous forçant à acheter d’eux ces produits. A ce moment-là, l’Américain n’avait pas encore eu la nécessité de contrôler les autres peuples en contrôlant leurs ventres. Ils n’avaient pas encore les moyens nécessaires pour épandre la doctrine de Monroe à la production Agricole.

Lorsque les dérivées du pétrole rendirent obsolètes la culture de l’hévéa et du sisal, nous voilà abandonnées comme des vagabonds avec une masse de terres détruite par une la néfaste agriculture néocoloniale de l’hévéa et du sisal. Lorsque de meilleurs avantages furent repérés en Amérique latine et aux Philippines, nous voilà laissée avec une infrastructure de production de figue-banane sans demande outre-mer. Lorsque la production de sucre de cannes émigra vers le Sud de la Floride, subventionnée à 90% par le gouvernement Américain, nous voilà laissée avec une infrastructure de production de sucre de cannes sans demande. En 1975, les digues qui rendaient possible les rizières de la vallée de l’Artibonite rompirent. Plutôt que de les réparer, le gouvernement d’alors préféra se rabattre sur la production de riz américaine, subventionnée à 90% par le gouvernement Américain. « Tout par et pour les Américains » Ce fut le commencement de la fin pour les planteurs de riz d’Haïti. Cette situation de dépendance alimentaire commença bien longtemps, dans les années 1950’s. Après chaque cyclone, les portes avions américains arrivaient avec le « manger sinistré » : mais fin, lait en poudre, blé brut, farine de blé…

Dans les années 1960’s après les cyclones Flora, Cleo, et autres, le gouvernement d’alors ne trouva pas nécessaire de maintenir un réserve alimentaire pour subvenir aux besoins du pays en cas de catastrophes. A chaque intempérie, a chaque caprice climatique, les gens de l’arrière-pays sont livrés à eux-mêmes, abandonnés par leur gouvernement, laissés en pâture à la faim et à la misère, eux, ces paysans, qui ont toujours fidèlement nourris les habitants des villes en temps normal ! Même ce « manger sinistré » international ne parvenait pas dans les zones rurales ou ces paysans vivaient. Au début, cette distribution alimentaire se faisait comme une mesure d’urgence pour s’établir petit à petit en régime permanent. Ces mangers sinistrés qui naguère étaient distribué par le biais de ce que l’on appelle aujourd’hui les « ONG », se retrouvaient dans les marchés locaux, dans les étalages des revendeurs, remplaçant graduellement la production locale. Petit-à-à, cette aide alimentaire malicieuse posa un défit pour la production locale.

Dans les années 1970, le président d’alors, Mr. Jean-Claude Duvalier, entra de plein pied dans une politique de démantèlement agricole dont l’acte le plus flagrant fut l’extinction a mains armées du cheptel porcin haïtien, seul réserve bancaire de la paysannerie haïtienne. Avec la délégation de la production du riz consommé par le peuple haïtien aux pays étrangers, Haïti perdit la souveraineté alimentaire qu’elle avait su gardé pendant si longtemps, malgré les mauvais moments de son histoire. Sous l’égide des Forces Armées d’Haïti, le plan américain dont la ligne fondamentale est de remplacer la Souveraineté Nationale d’Haïti par l’hégémonie Américaine fut appliquée a la lettre. Le gouvernement de Jean-Claude Duvalier enleva alors le commerce du riz des petites marchandes haïtiennes dénommées « Madan Sara » pour le rendre, pieds et poings liés, à l’oligarchie commerciale haïtienne et aux spéculateurs étrangers. Après la chute de Jean-Claude Duvalier, les régimes militaires achevèrent de démanteler tout ce qu’Haïti avait de production nationale en renversant les barrières douanières, fermant les manufactures locales, de telle sorte que tout ce qui est consommé actuellement en Haïti provient de l’étranger ! A partir de ce moment, ces gens, alliés aux cartels de riz internationaux, n’allaient laisser aucune chance à la restauration d’une production agricole nationale significative.

En 1994, nouvelle invasion américaine avec pour seul but de consolider les gains obtenus pendant le règne de la FADH. Le gouvernement d’Aristide pensait pouvoir surmaneouvrer ces envahisseurs qui l’ont amené sur le sol national. Il profita pour éliminer l’instrument de l’application de la politique néolibéral, la fameuse FADH. Après la démobilisation de la FADH, il pensa qu’il avait les champs libres pour réparer les dégâts de cette politique néolibérale en Haïti, mais il se trompa grandement. Il eut alors a réaliser la dimension du filet qui immobilise la Souveraineté Nationale d’Haïti toute entière, cette filet dont les fibres sont les ONG internationales, les intérêts économiques et commerciaux tant locaux qu’étrangers, les liens affectif tissés au gré des naissances aux Etats-Unis, lien affectif qui l’implique de par sa famille, les habitudes des classes moyennes, la guerre américaine contre la drogue, la tendance locale au désordre administratifs, etc.…

L’intervention directe des pays étrangers pour mettre et démettre les présidents, l’incapacité du gouvernement actuel de faire même le changement le plus modeste dans l’administration du pays… C’est un beau rêve de penser que l’on peut restaurer la Production Agricole Nationale sans la reconquête de la Souveraineté nationale. Tous les pays qui furent des colonies sont aujourd’hui pauvres. Seulement ceux qui ont consentis le sacrifice suprême pour la conquête de leur souveraineté sont sur une certaine base de relance. Tous, y compris l’Irlande du Nord situé au cœur de l’Europe de l’Ouest, ancien vassal des britanniques pendant longtemps. Souveraineté Nationale, c’est ce que le peuple demande. C’est son seul salut dans ce monde sauvage. Pas de si, pas de mais. La souveraineté Nationale est plus fort, beaucoup plus forte que l’Indépendance. La souveraineté Nationale d’Haïti est Indispensable. Ainsi, tout parti politique dont la démarche première n’est pas le Conquête de la Souveraineté Nationale du pays n’a de place que dans le département des Affaires Inutiles que représente l’ensemble des partis politiques actuels.

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