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La vente d’Haïti par Gérard Latortue

jeudi 17 février 2011, par Page retrouvée

Gérard Latortue a déjà plaidé la cause de Madame Manigat auprès des occupants.Minustha, Français,Américains Canadiens. Petit rappel : Latortue était ministre sous le gouvernement éphémère de Leslie Manigat Claude Moïse et Hector deux grands opportunistes vont retourner chez Manigat, car en 2004 Moïse, Hector voyageaient au frais du pays….voir le second article. Régis Debray,son ami Lyonel Trouillot, Laëchnect Hurbon, Syto Cavé….le groupe des NON vont être au timon des affaires. Il va pleuvoir des cordes. Certains se demandent si Monsieur Mamadou Ben Soumahoro a dit vrai au sujet du rôle de monsieur Gérard Latortuedans la crise Ivoirienne.En lisant cet article, vous comprendrez que Gérard Latortue pap fè bak devan an yen pou lajan. Page retrouvée Gérard Latortue dans la tourmente d’un accord qui consacre la mise sous tutelle d’Haïti

Par Radio Kiskeya L’accord signé le 22 février 2006 à l’ONU par le Premier ministre Gérard Latortue et le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, Juan Gabriel Valdès, concerne le « contrôle, la restructuration et la réforme de la PNH », de même que « le rétablissement et le maintien de l’Etat de droit, de la sécurité publique et de l’ordre public en Haïti » et vient en complément des accords antérieurs sur le statut de la MINUSTAH. Une des principales clauses du document dissimule assez difficilement la volonté de la mission onusienne de s’assurer du contrôle plein et entier du gouvernement haïtien en tout ce qui concerne d’éventuelles démarches de sa part ayant trait à la PNH. Au chapitre 2, alinéa 2.3 dudit accord, on lit en effet ce qui suit : « Le gouvernement peut conclure des accords bilatéraux et multilatéraux pour développer les capacités de la PNH, à condition que la nature et l’objet de ces accords soient compatibles avec le Plan de réforme de la PNH et le mandat de la MINUSTAH ». Dans la même clause, il est stipulé que « pour aider la MINUSTAH à déterminer si un accord bilatéral ou multilatéral donné risque d’avoir une incidence sur l’exécution du mandat qu’elle tient du Conseil de sécurité ou sur le Plan de réforme de la PNH, le Gouvernement informera la MINUSTAH de la nature de tous les accords bilatéraux et multilatéraux qu’il a l’intention de conclure et lui en communiquera une copie. Si la MINUSTAH détermine qu’un accord bilatéral ou multilatéral envisagé pourrait être incompatible avec son mandat ou avec la bonne exécution du Plan de réforme de la PNH, le Gouvernement apportera à cet accord les aménagements que la MINUSTAH lui demandera pour éviter cette incompatibilité ». Dans la suite de l’article 2.3, la « visée impériale » de la MINUSTAH n’est pas moins explicite : « le gouvernement communiquera à la MINUSTAH copie de tous les accords qu’il aura pu souscrire avant l’entrée en vigueur de l’accord du 22 février 2006 et qui serait encore valide. Si la MINUSTAH considère qu’un de ces accords pourrait être incompatible avec son mandat ou avec la bonne exécution du Plan de réforme de la PNH, le Gouvernement apportera à cet accord les aménagements que la MINUSTAH lui demandera pour éviter cette incompatibilité ». L’article 3.3 dudit accord définit le cadre absolument étroit dans lequel la Police Nationale d’Haïti devra désormais accomplir sa mission : « Les responsables de la PNH feront en sorte de n’entreprendre aucune opération et de ne déployer aucun élément sans consultation et coordination préalables avec le Commissaire de police de la MINUSTAH ou ses représentants dûment désignés, sauf dans les cas où des directives ou des procédures mises au point conjointement et convenues par écrit entre le Directeur général de la PNH et le Commissaire de la Police de la MINUSTAH prévoient expressément qu’il peut être procédé à une opération ou à un déploiement sans consultation et coordination préalables ». L’accord du 22 février présente la MINUSTAH comme une entité entièrement indépendante et souveraine dans le pays. L’article 3.6 du document ne laisse planer aucun doute à ce sujet : « ...Ni le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, ni le Commandant de la Force, ni le Commissaire de Police, ni aucun membre de la MINUSTAH ne sont autorisés à recevoir d’ordres de quelque représentant du Gouvernement ou de quelque agent de la PNH que ce soit, y compris en ce qui concerne l’exercice par la MINUSTAH de sa responsabilité à l’égard de la sécurité d’un secteur opérationnel donné, lorsque cette responsabilité lui a été transférée temporairement, conformément à l’annexe III du présent accord... » Les alinéas « a » et « b » de l’article 4.4 de l’accord étendent le pouvoir de la mission onusienne bien au-delà du simple et strict contrôle de la PNH. On y lit en effet que : « le Gouvernement de transition garantit aux représentants de la MINUSTAH un accès libre, immédiat et sans restriction à tous les bureaux, locaux et institutions, y compris les prisons et autres lieux de détention où la PNH et des agents de la PNH peuvent se trouver, travailler ou opérer ; un accès libre, immédiat et sans restriction à toutes sources d’information et à tous documents, fichiers, registres et archives qui pourraient se trouver sous le contrôle, sous l’autorité ou en la possession de la PNH ou d’autres autorités haïtiennes, y compris les autorités judiciaires, la police judiciaire et le parquet, et qui concernent l’organisation, l’administration, la formation, le fonctionnement ou les activités de la PNH ou le recrutement, le maintien dans l’emploi, la promotion, la formation, le comportement professionnel ou les activités de ses agents... ». Le dernier, mais pas du tout le moindre des pouvoirs que le document accorde à la MINUSTAH concerne l’extension de sa « toute puissance » au-delà de l’actuel Gouvernement de transition. Les autorités issues des élections en cours sont d’emblée liées à l’accord par le fait que, au chapitre des définitions de la plupart des expressions utilisées dans le texte, il est clairement stipulé que « par Gouvernement de transition, on entend le Gouvernement actuel de la République d’Haïti et ses successeurs ». Au fort de la controverse autour de l’accord, la MINUSTAH n’avait pas fait connaître sa position dimanche soir. Il en est de même du président élu René Préval qui, en principe, depuis sa proclamation comme vainqueur de la présidentielle le 17 février dernier, devrait être formellement consulté par le Gouvernement de transition sur toute décision engageant l’avenir du pays. [jmd/RK]

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