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L’armée colombienne assassine des paysans et les fait passer pour des guérilleros

dimanche 6 juillet 2008, par TeleSUR

L’armée colombienne est encadrée et formée par les mêmes John Negroponte et Yaïr Klein qui ont déjà formé les autres ‘escadrons de la mort’ en Amérique Centrale, et notamment au Salvador et au Nicaragua. Il n’y a donc aucune raison pour que les ‘exactions’ (comme le dit poliment la presse) ne se renouvèlent pas… massacrer des ‘peones’ c’est presque une seconde nature pour les armées latino-américaines, surtout quand leur commandant en chef Uribe est un bon petit soldat des néocons.

Et pendant ce temps là, Uribe, la presse et l’establishment s’époumonent contre le ‘dictateur’ Chavez, qui n’a pourtant massacré personne…La cause des éxécutions extrajudiciaires sont dus, selon le quotidien The Washington Post, aux pressions auxquels sont soumis les militaires colombiens pour en finir avec la guérilla et aussi par les stimulants - tels que paiement de soldes supplémentaire jusqu’à des jours de repos supplémentaires - que leur donne l’Armée pour accumuler les morts lors de combat. Des milliers de paysans ont été assassinés par l’Armée colombienne en les faisant ensuite passer pour des guérilleros des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), a dénoncé ce dimanche le quotidien The Washington Post. “Sous la pression des commandants militaires pour enregistrer des morts au combat, l’Armée a assassiné chaque fois plus durant ces dernières années, des paysans pauvres et en les faisant passer pour des guérilleros”, a dit le périodique.

En citant un rapport d’une coalition de 187 groupes de personnes, le journal affirme que “955 civils sont morts entre mi 2002 et 2007 et sont classés comme guérilleros tombés au combat”. Ce chiffre signifie une augmentation de 60 pour cent par rapport aux cinq années précédentes, quand 577 paysans ont été reportés comme tués par les troupes colombiennes en les faisant passer pour des guérilleros.

Cet accroissement coïncide avec l’offensive qu’a entamée le Gouvernement du président Colombien, Álvaro Uribe, il y a six ans contre la guérilla des FARC, et qui est financée dans une grande partie par les Etats-Unis qui livre annuellement des millions de dollars au gouvernement colombien dans le cadre du Plan Colombie. En outre, l’augmentation du nombre de paysans assassinés est due aussi à l’accroissement en nombre des Forces Armées colombiennes, qui compte 270 000 membres, la seconde plus grande force d’Amérique latine. Dans le rapport, les témoignages de familles campagnardes ou de faibles ressources ont affirmé qu’ils ont vu dans les photos des cadavres de leurs parents disparus des vêtements de camouflage que porte la guérilla. “Les meurtres, menés à bien par des unités sous les ordres de commandants régionaux, ont toujours été un problème dans le conflit armé qui dure depuis 44 ans”, assure le Washington Post.
Pressions et stimulants

La cause des éxécutions extrajudiciaires sont dus, selon le quotidien The Washington Post, aux pressions auxquels sont soumis les militaires colombiens pour en finir avec la guérilla et aussi par les stimulants - tels que paiement de soldes supplémentaire jusqu’à des jours de repos supplémentaires -que leur donne l’Armée pour accumuler les morts lors de combat. Après avoir interviewé des parents de victimes, le journal a déterminé que dans beaucoup de cas “ils paraissaient avoir pour missions, non accidentelles où ils arrêtent et tuent des gens”, a t-il dit. “Avant nous voyions (ces meurtres) comme quelque chose d’isolé, comme s’il s’agissait d’une patrouille militaire qui avait perdu le contrôle, mais maintenant nous voyons que c’est quelque chose de systématique”, a déclaré au quotidien Bayron Gongora, de l’organisation Liberté Judiciaire, qui représente à Medellín des parents de 110 personnes assassinés dans ces circonstances.

Les groupes de droits humains - selon le Post - voient une tendance perturbatrice, en disant que les tactiques utilisées par quelques unités militaires sont semblables à à celles-là utilisées par des escadrons de la mort pour terroriser les civils. “Certains ont dit que la cause pourrait être des membres peu scrupuleux des forces militaires qui souhaitent montrer des résultats par de fausses opérations. D’autres disent que c’est le résultat de pressions du haut comandement, qui demande des résultats “, a indiqué le vice-avocat général colombien, Carlos Arturo Gómez.
Bogota nie

Le ministre de l’Intérieur Colombien, Carlos Holguín Sardi, a relativisé l’importance des dénonciations du Washington Post et a nié le fait que des militaires assassinent des paysans pour les faire passer pour des guérilleros. “De cela on a toujours parlé. Quand meure un guérillero ils savent dire qu’il s’agissait d’un saint homme, qui était un travailleur ou un paysan mais en réalité ce sont des histoires répétitives “, a manifesté le ministre à Radio Caracol. Toutefois, Edwin Guzmán, un ex sergent de l’Armée qui appartenait au commando du colonel Hernán Mejía, fonctionnaire de plus haut rang impliqué dans des exécutions extrajudiciaires -selon le Post-, a raconté dans une entrevue comment l’unité du colonel Mejía tuait des paysans, les habillait avec des combinaisons de combat et ensuite appelait journalistes et périodiques locaux pour qu’ils écrivent des articles sur des supposés combats qui avaient eu lieu.

Guzmán, en témoignant contre Mejía, dit maintenant que les soldats ont pris part ces massacres parce qu’ils savaient que l’armée donnait des récompenses afin d’accumuler le nombre de morts au combat. Le journal a assuré que l’armée ouvre généralement des enquètes sur ces meurtres, mais au lieu d’être jugé comme des crimes, ils sont jugés comme des affaires ordinaires. Toutefois, les organisations de droits humains ont dénoncé que quand les cas en cours, les témoignages sont manipulés, et dans beaucoup d’occasions les juges souffrent de pressions faites par des militaires pour passer jugement en leur faveur.

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