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Mali : Bouygues, pilleur d’or et patron voyou

mercredi 15 mars 2006, par La Forge

Depuis le début février, les 311 mineurs de la mine d’or de Morila (sud du Mali) sont en grève illimitée pour le respect de leurs droits : contrats falsifiés, conditions de travail inacceptables, salaires, primes, heures supplémentaires et congés non payés, accidents du travail non pris en compte, licenciements abusifs, propos racistes et discriminatoires des expatriés français et cadres supérieurs africains.

Licenciés en aôut sans autorisation de l’inspection du travail, leurs familles se retrouvent privées de revenus, d’accès aux soins et d’éducation. Non contents de priver les travailleurs de leurs droits élémentaires, les patrons de la mine, la société française Bouygues et sa société d’exploitation malienne, la SOMADEX SAU, dont l’Etat malien possède 20 % des actions, ont multiplié les provocations. L’incendie délibéré de 2 bus au sein même de la gendarmerie a servi de prétexte à une véritable chasse à l’homme qui s’est soldée par l’arrestation de 32 mineurs. 9 d’entre d’eux sont toujours incarcérés depuis le 14 septembre 2005.

Aux mauvaises conditions de travail des mineurs, il faut ajouter des conséquences dramatiques sur l’ensemble de la population et l’environnement : promesses non tenues concernant le développement des villages, moulins, puits et barrages non fonctionnels, mare d’épandage des eaux usées de la mine non protégée, pollution des sols au cyanure et à l’arsenic, mort de troupeaux de moutons par intoxication, etc.

Un comité de soutien a été créé en France pour faire pression sur la multinationale française Bouygues et exiger :

la réintégration des 530 mineurs dans l’entreprise Somadex à leurs postes de travail
la libération immédiate des 9 détenus et l’abandon des poursuites à leur encontre
l’ouverture de réelles négociations pour l’amélioration des conditions de travail, de salaires et sur le respect de l’environnement.

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