Ligue Haïti
Broutons hors du territoire national les Impérialistes Français,Américains,Canadiens et leurs laquais tapis à travers la Minustha

Accueil > International > Togo : les leaders de l’opposition à la mangeoire

Togo : les leaders de l’opposition à la mangeoire

dimanche 30 avril 2006, par Le Front des Organisations Démocratiques Togolaises en Exil

Une fois de plus, comme cela se répète depuis quinze ans, le sang du peuple n’a pas encore séché que les Agboyibo, Gnininvi et Gilchrist Olympio viennent d’entamer depuis le 21 avril dernier un nouvel épisode du sempiternel dialogue national.

Selon ses leaders de d’opposition « ce nouveau dialogue doit permettre aux protagonistes d’aborder notamment les questions du financement des partis, la réforme de l’armée, la révision du cadre électoral et l’organisation des prochaines élections législatives et présidentielles ». Il n’y a là, rien de nouveau, rien de ce que l’on ait déjà entendu, le moins que l’on puisse dire… c’est que le scénario est déjà prêt pour un nouveau marché de dupes.

Souvenons-nous, sept ans auparavant, Agboyibo et Gnininvi avaient salué à grand bruit la signature d’un accord-cadre en juillet 1999 en présence du représentant de l’impérialisme français ; Jacques Chirac. Un accord-cadre qu’ils présentaient comme une avancée du processus démocratique. Nous étions alors parmi les rares de ceux, qui dénonçaient cette nouvelle légitimation de l’autocratie, cette nouvelle occasion laissée à la dictature pour perpétrer de nouveaux coups contre la démocratie, et cela nous avait alors valu des accusations de tous genres.

Mais les évènements nous avaient hélas donné raison. Nous avons assisté à une série de coups tordus ; dont le couronnement fut l’organisation d’une élection présidentielle bidon en juin 2003 par laquelle l’autocrate Eyadema s’est de nouveau donné une base légale et plus tard mourir tranquillement dans sont lit. Il est un fait certain que l’accord-cadre a ouvert la voie à la prise du pouvoir de Faure Gnassingbé.

Cet énième dialogue à pour objectif de prolonger la dictature...

Ce nouvel épisode du dialogue national nous impose de faire une fois de plus notre devoir de démocrate, de prendre position. En effet, à entendre les déclarations des uns et des autres, les négociations en cours entre la dictature et les leaders de l’opposition vont apporter un changement notable. Il n’en est rien. Nous affirmons que ce nouveau dialogue n’est qu’une sorte d’accord cadre bis que l’on veut nous servir, et qu’il n’y a aucune raison qu’il aboutisse à un résultat différent du premier. Sans doute peut-on avoir quelques variantes. Ainsi, nous avons vu un Agboyibo désigné pour conduire le dialogue. Son compère Gnininvi a été décoré à coup de fanfare le 27 avril dernier par le jeune despote Faure Gnassingbé.

Dans ces conditions, cela ne fait aucun doute que Faure va offrir quelques os à rogner à certains chefs de l’opposition sous forme de poste ministériel. L’avenir nous le dira, mais une chose est sûre dès à présent : ce ne sera pas la démocratie, et nous devons dénoncer la manœuvre comme nous l’avons fait pour l’accord-cadre. Il doit être clair une fois pour toutes qu’il est illusoire de fonder un quelconque espoir sur les résultats des conciliabules qui se tiennent, actuellement, à Lomé. Cet énième dialogue national ne concerne nullement le peuple togolais, ce n’est qu’une querelle entre des clans rivaux pro-impérialistes : ceux qui occupent le pouvoir actuel : à savoir Faure et ses acolytes, et les autres qui veulent accéder à ce même pouvoir néocolonial, à ses privilèges et à ses prébendes.

Une seule solution : renforçons le camp des démocrates

Que proposez-vous ? Nous demandent certains. L’expérience nous montre que ce sont les partisans indécrottables des faux démocrates de l’opposition qui font de telles remarques. Car la véritable question est de savoir si l’on est pour le diagnostic que nous faisons, à savoir que la démocratie par le dialogue avec l’autocratie a toujours mené dans l’impasse. Si vous avez le courage d’arriver à ce constat, si vous voulez demeurer conséquent une chose vous reste à faire : vous démarquer de ceux qui prônent une telle politique et rejoindre le camp de ceux qui n’ont jamais cessé de la critiquer ; le camp des démocrates, car c’est ensemble que nous devons réfléchir pour trouver la voie du salut.

Source : www.togoenlutte.com

Répondre à cet article