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Un Vrai Espoir pour Haïti

vendredi 5 juin 2009, par Marjorie Valbrun

Men yo, Veye yo, Men zanzolit yo

Men natif natal yo, men vrè koulè yo

Men yo, kwi yo nan men yo

Men yo, veye fent yo.

Gade yo byen…
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Un Vrai Espoir pour Haïti
Par : Marjorie Valbrun
Posté : le 1er Juin 2008 à 6:46 AM
Traduit de l’anglais par Jean Erich René

Les relations américaines avec Haïti sont privilégiées par Obama
Les intérêts du Président Obama et la nouvelle fonction de Bill Clinton suscitent un sentiment rare chez la nation la plus pauvre de l’hémisphère :l’optimisme
Récemment on a à peine remarqué la déclaration du Président Obama à la Maison Blanche lors de la commémoration de la fête du drapeau haïtien, presqu’inaperçue par les Américains.

« Les États-Unis et Haïti ont une histoire étroitement liée et une amitié de longue date », déclare-t-il, en notant le ferme engagement du Président à venir en aide à ceux qui travaillent en Haïti afin d’assurer un avenir stable, durable et prospère. "

À peine si on y prêtait oreille, mais les Américano- haïtiens ont été encouragés par le cri du Président, faisant écho à d’autres signes récents et visibles de son administration pour placer Haïti dans les rayons d’action des États-Unis et de la Communauté Internationale.

Supporter l’économie haïtienne n’est pas seulement une preuve d’altruisme de l’Amérique. Elle va aussi dans les meilleurs intérêts des États-Unis, diplomatiquement et financièrement. La politique étrangère américaine en Haïti se pratiquait suivant une approche en dents de scie incluant l’interférence américaine et la manipulation des affaires politiques haïtiennes, ce qui a érodé la crédibilité des USA en soulevant des ressentiments.

En outre, la nation insulaire démunie est géographiquement située dans l’arrière- cour des USA. Chaque fois que les choses vont mal là-bas, les réfugiés haïtiens prennent la haute mer [1] et mettent le cap, la plupart du temps, vers la Floride. Beaucoup d’entre eux meurent dans le processus
[2], tandis que d’autres se retrouvent dans les centres de détention pour immigrants illégaux des États-Unis où ils passent des mois ou des années entravés dans des procédures judiciaires coûteuses en matière d’immigration, ou vivent comme des immigrants sans-papiers avec des amis ou leurs familles sans pouvoir travailler légalement aux États-Unis ou ils aident leurs parents à la maison, ce qui incite les pauvres Haïtiens encore plus désespérés à tenter de venir ici aussi. La Floride, qui abrite la plus grande concentration d’Haïtiens et d’autres réfugiés de la région des Caraïbes, ne peut pas se permettre d’absorber plus de réfugiés. L’État
a été durement touché par la récession économique et le marché immobilier s’est effondré.

Durant les cinq dernières années, les nouvelles d’Haïti vont de mal en pis, de terribles à mortelles. Les troubles politiques et la violence des rues, la pauvreté croissante et les enlèvements éhontés, les ouragans et les inondations meurtrières, la dégradation de l’environnement, ont fait
l’objet d’une grande couverture médiatique. L’investissement étranger et le tourisme sont hors de question.

1 500 personnes réclament l’arrestation des criminels de guerre Bush et Clinton à Toronto

Plus de 1 500 personnes ont manifesté devant le Centre des Congrès du Toronto métropolitain le 29 mai pour dénoncer la présence des présidents Bush et Clinton à une conférence sélecte et pour exiger leur arrestation en tant que criminels de guerre.

Alors que Bush et Clinton s’adressaient aux riches participants à l’événement à l’intérieur, dans la rue les gens scandaient : « George Bush, criminel de guerre ! », « Emprisonnez George Bush », « Bill Clinton, criminel de guerre », « Stephen Harper, criminel de guerre » et « Renvoyez Bush chez lui, laisser les résistants de guerre rester ! » pendant plus de trois heures durant les heures de pointe au centre-ville.

Les nombreuses pancartes condamnant Bush comme criminel de guerre étaient visibles partout et il y avait une grande bannière suspendue portant le portrait de George Bush en uniforme de prisonnier. Avant le départ de la manifestation, les participants ont été invités à lancer des chaussures à la tête de Bush comme l’a fait le journaliste irakien Muntadar al-Zaidi, arrêté et condamné à trois ans de prison pour avoir lancé son soulier à Bush en signe de colère face aux crimes commis contre le peuple irakien.

Les manifestants ont exprimé la demande du peuple canadien que le Canada défende la primauté du droit international et s’acquitte de son devoir en tant que membre de la communauté des nations en traduisant les criminels de guerre en justice, quels qu’ils soient.

Rolf Gerstenberger, président de la section local 1005 du syndicat des Métallos, était un des nombreux intervenants à la manifestation. Il a dit que cette action était très importante parce que la communauté internationale a déclaré que le crime suprême contre l’humanité est celui de la guerre d’agression contre un pays souverain, un crime contre la paix. Il a dit que les travailleurs et le peuple du Canada ne toléreront pas que le gouvernement canadien et les riches laissent des criminels de guerre comme Bush et Clinton se promener librement au Canada et essayer de justifier leurs crimes auprès du public canadien et du public international.

Khaled Mouammar de la Fédération canado-arabe a parlé des millions de personnes qui ont été tuées ou déplacées en Afghanistan et en Iran sous le régime Bush, et des plus d’un million d’Irakiens qui sont morts à cause des sanctions économiques de l’administration Clinton. Il y a là suffisamment de preuve pour inculper Bush et Clinton de crimes contre l’humanité, a-t-il dit. Lui et d’autres intervenants ont condamné le gouvernement Harper pour avoir permis à ces criminels de guerre de venir au Canada alors qu’il a refusé l’entrée à l’activiste anti-guerre George Galloway et qu’il a expulsé des résistants américains qui ont refusé de participer à une guerre immorale en Irak, une guerre justifiée par le mensonge.

L’activiste autochtone Decajeweiah (Splitting the Sky) a raconté sa tentative de faire une arrestation de simple citoyen lorsque Bush était à Calgary en mars dernier. Il avait formellement demandé à la GRC de mettre Bush en état d’arrestation dès son arrivée au Canada aux termes de la loi canadienne sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Voyant que les autorité n’allaient rien faire, il a décidé d’aller l’arrêter lui-même. Mais au lieu de le laisser exercer son droit de faire une arrestation de citoyen, les policiers l’ont arrêté et c’est lui qui doit maintenant répondre à des accusations. Son procès n’aura pas lieu avant mars 2010. Decajeweiah a fait remarquer que lorsque l’État canadien refuse d’arrêter des criminels de guerre comme Bush et Clinton, c’est le peuple qui doit prendre les choses en main et défendre le droit international.

À la conclusion de la manifestation, la foule a scandé : « Arrêtez Bush », « Arrêtez Clinton » et « Faites votre travail » face aux nombreux policiers déployés derrière les barricades dressées pour protéger les criminels de guerre de la colère du peuple.

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