Ligue Haïti
Broutons hors du territoire national les Impérialistes Français,Américains,Canadiens et leurs laquais tapis à travers la Minustha

Accueil > National > Non à l’ingérence étrangère ! Canada, hors d’Haïti !

Non à l’ingérence étrangère ! Canada, hors d’Haïti !

lundi 25 mai 2009, par ML

Le 19 avril, des élections sénatoriales ont eu lieu en Haïti pour combler 12 des 30 sièges du sénat. Les élections ont été boycottées par la grande majorité de la population à titre de résistance organisée à un processus électoral perçu comme illégitime, notamment en raison de l’exclusion des candidats du parti Lavalas. On estime que le taux de participation s’est situé entre 2 % et 11 % de l’électorat, qui compte 4,5 millions d’électeurs. Aucun candidat n’a reçu la majorité des votes et il y aura donc un deuxième tour de scrutin le 7 juin. Les candidats du Lavalas ont été exclus pour des raisons techniques non acceptables, la commission électorale ayant rejeté leurs formulaires parce qu’ils n’étaient pas signés par le chef du Parti, Jean-Bertrand Aristide, qui vit en exile en Afrique du Sud depuis qu’il a été renversé par un coup d’État le 29 février 2004.

Depuis 2004, le Canada joue un rôle particulièrement méprisable en Haïti. L’armée canadienne a fait partie des troupes d’invasion qui ont renversé le président démocratiquement élu Jean-Bertrand Aristide, et cela sous prétexte de « défendre la démocratie ». De ce jour jusqu’à aujourd’hui, l’ingérence étrangère ne cesse de déstabiliser la population et de saper la lutte du peuple haïtien pour établir et bâtir des organisations et des institutions qui représentent ses intérêts. Cela comprend l’ingérence de l’État canadien par l’envoi de la GRC pour former la détestée Police nationale haïtienne, le financement d’ONG anti-haïtiennes par l’Agence canadienne de développement international et la participation d’Élections Canada à l’organisation des élections au lendemain du coup, en plus de la présence des soldats canadiens dans les campagnes de répression de la mission de « maintien de la paix » de l’ONU.

Le Halifax Chronicle Herald faisait récemment état d’une « conférence conjointe sur les défis de l’ONU » les 13 et 14 mai à Santiago, au Chili, organisée par le Centre pour le maintien de la paix Pearson et un homologue sud-américain. Le quotidien néo-écossais écrit : « Une conférence financée par le ministère des Affaires étrangères a réuni environ 40 intervenants pour discuter de l’amélioration de la formation des soldats de l’opération de maintien de la paix au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti. Le but de la conférence était d’améliorer la capacité des soldats et des policiers des pays participants à répondre à des situations complexes. Les participants représentaient des centres de formation du Canada, des États-Unis et d’Amérique latine, le groupe des opérations de maintien de la paix de l’ONU, la mission de l’ONU en Haïti et des représentants du gouvernement haïtien. »

Haïti et son peuple, qui ne sont pas les victimes impuissantes en quête d’un sauveur étranger que les impérialistes aiment dépeindre, luttent pour surmonter les obstacles placés sur la voie du progrès par ces mêmes impérialistes. Les Haïtiens sont les héritiers d’une militante tradition de lutte pour l’autodétermination et la reconnaissance des droits qui leur appartiennent du fait qu’ils sont des êtres humains, d’abord dans la lutte contre l’esclavage, puis dans la lutte pour la conquête de l’indépendance avec la première révolution de l’histoire des Amériques et ensuite en se dotant d’une constitution qui établit les droits humains sur une base moderne. Le peuple haïtien n’a cessé de lutter pour se soustraire aux conditions brutales de la dette étrangère et des ravages de régimes fantoches qui se sont succédés à la barre du pays au service des impérialistes étrangers et de leurs monopoles. Le Marxiste-Léniniste appelle la classe ouvrière et le peuple du Canada à appuyer pleinement le peuple haïtien pour que sa lutte historique pour l’autodétermination atteigne son objectif une fois pour toute.

Nous publions aujourd’hui plusieurs articles sur les tentatives des intérêts étrangers de se servir des élections sénatoriales du 19 avril pour bloquer les aspirations du peuple haïtien et lui imposer des priorités étrangères et des institutions et une gouvernance illégitimes.

Dernière mise à jour : ( 29-06-2009 )

Répondre à cet article