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Trouillot, le chantre de l’occupation s’en prend à l’occupation.

dimanche 2 mars 2008, par Ligue Haïtienne Anti-impérialiste

Le 29 février 2004, sous de fallacieux prétexte de « rétablir l’ordre » en Haïti, des forces spéciales américaines s’emparent du palais national et kidnappent le président démocratiquement élu, Jean Bertrand Aristide. En effet, cette énième intervention de l’impérialisme américaine dans notre pays fut une machination de la CIA, IRI, FND et autres officines impérialistes qui avaient -à coup de subventions- stipendié quelques intellectuels « Convergence démocratique, Groupe-184 » et surtout des anciens tonton macoutes (FRAPH, FLRN) qui rêvent depuis belle lurette de revenir au pouvoir.

Le renversement du gouvernement légal en Haïti fut le résultat d’une opération militaire, diplomatique et économique -soutenu par l’ONU qui est devenu un instrument manipulable aux mains des puissances impérialistes pour combattre l’émancipation des peuples. En bref, depuis quatre ans les forces armées américaines, canadiennes, françaises et leurs supplétifs brésiliens,chiliens et chinois occupent le sol haïtien. C’est dans cette situation dramatique pour le peuple haïtien qu’un certain Lyonel Trouillot, un des laquais sur qui l’impérialisme international s’est appuyé pour piétiner notre constitution et fouler le sol national, assénat dans le journal le Matin, un discours puant l’opportunisme et la démagogie sur une prétendue lutte contre les forces d’occupation, la MINUSTHA ! Après avoir contribué à vendre Haïti, à appeler l’étranger à occuper le sol Haïtien, voilà que Trouillot réclame la convergence des énergies pour la reconquête de la souveraineté.

Mais, en tant que démocrates, nous voulons en finir avec l’opportunisme ambiant et faire comprendre à Trouillot que le peuple haïtien n’est pas amnésique, il a une mémoire d’éléphant ! En plus de part son expérience (1915, 1934, 1986, 1991, 1994, 2004), les masses haïtiennes savent faire -aujourd’hui- une nette différence entre ceux qui luttent à ses côtés et ceux ou celles qui sont au service du système néocolonialiste et impérialiste sur le sol national. Voilà les réalités concrètes du terrain. Il est incontestable que Trouillot ainsi que d’autres intellectuels regroupés au sein du groupe 184 aient contribué à installer le gouvernement de la honte national, dirigé par gros Gérard un autre vil représentant de l’impérialisme chez-nous.

Quatre ans après, Trouillot veut se remettre en sel en occultant qu’il est et demeure le chantre de cette occupation. Un peu de morale, un peu de dignité ! En faisant le grand écart, Trouillot feint d’oublier que le mouvement démocratique et anti-impérialiste haïtien mènent, depuis fort longtemps, une implacable lutte contre cette énième occupation que lui qualifie de « semi ou molle ». Imaginez-vous un pays qui ploie sous une misère exécrable ; un pays où la souveraineté a été confisquée, où les forces militaires étrangères pavanent et dictent leurs quatre volontés ; comment peut-il se permettre d’affirmer que cette occupation est molle ? Il en découle que cette perfide assertion n’est qu’une véritable insulte pour les patriotes qui sont tombés à Cité Soleil, Solino, Martisant etc. D’ailleurs, il reconnaît que c’est tout récemment « en sortant des locaux du journal, en longeant la Place Boyer, que sa crise anti Minustah atteint son paroxysme ». Avec de tel argument bidon on se rend compte que ce n’est ni la souveraineté confisquée, ni la souffrance des masses qui poussent Trouillot à se jeter dans une quelconque lutte contre l’occupant. Et nous pensons sincèrement que lui et d’autres intellectuels de son acabit ne peuvent nullement se revendiquer de cette noble lutte contre l’occupation. Aujourd’hui, s’il prend sa plume pour fustiger les occupants c’est pour nous tromper et surtout pour chercher une sortie « honorable » à ses maîtres qui commencent à perdre pied en Haïti.

Le plus ridicule mais d’un ridicule achevé est quand il écrit que « Le gouvernement ne semble pas pressé de voir partir la MINUSTHA…. Le Parlement n’est pas uni sur la question et ne fait à l’exécutif aucune exigence formelle pour une politique et un échéancier allant dans le sens du départ de cette mission qui n’en finit pas. ». A quel résultat attendiez-vous de ce parlement qui regorge de valets aux services de l’étranger, monsieur Trouillot ? Sans oublier que le pays est aux ordres d’un gouvernement fantoche. D’ailleurs, qui sont au Parlement ? Qui a financé la campagne de ces parlementaires ? Vous savez qui, n’est-ce pas monsieur Trouillot ? Alors, peut-on demander à ces parlementaires stipendiés par IRI, USAID, FND, UE de s’insurger contre leurs maîtres, les occupants ? C’est là qu’on peut mesurer le peu de sérieux qui anime les réflexions de Trouillot.

Toujours dans son piteux article, il recourt, cette fois, à une falsification historique pour berner la jeune génération qui lutte avec courage et abnégation contre l’occupation. Ainsi, il écrit « qu’il vaut mieux, il me semble, être Vincent que Borno ». Pour les patriotes et démocrates Haïtiens, nous voulons aussi en finir avec ces falsifications historiques en étudiant l’Histoire d’un autre point de vue que celui qu’on enseigne dans nos universités et autres facultés. Ainsi, avec de telle démarche on peut replacer toutes les personnalités politiques et historiques Haïtiens à leurs véritables places. C’est à partir des recherches historiques que nous voulons vous signifier qu’on ne veut ni Vincent, ni Borno. Ces deux personnages ont servi docilement l’impérialisme américain.

Appel à tous les démocrates

Pour nous le départ des occupants est une nécessité historique. Pour y arriver il faut une UNITE solide des forces démocratiques et progressistes. Nous voulons parler de forces organisées, dépouillées de tout opportunisme et pourvue d’un programme axé sur les nécessités fondamentales ayant trait au développement économique et social à l’éducation du peuple, à la santé et à la mise en place aux quatre coins du pays, des infrastructures qui nous font grand défaut. « La mendicité est incompatible au développement nous devons d’abord compter sur nos propres forces ».

A bas l’occupation !

A bas les opportunistes !

A bas les vendeurs de patrie !
Vive une Haïti souveraine !

Port au Prince, le 29 février 2008

La Ligue Haïtienne Anti-impérialiste

Dernière mise à jour : ( 04-03-2008 )

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